” Prends arbre à toi ! “

C’est drôle, ce matin en arrivant au bouleau à 8 heures

J’éprouvais le sentiment d’être saule limite pleureur !images

Est-ce la couleur verte suspecte des murs  pins ?

Qui me faisait douter du bien fondé de mon quotidien.

N’empêche,  sous mes cheveux en bataille, une question existentielle me tiraille

hêtre ou ne pas hêtre ? ” telle est la devinette.

Noyer sous la paperasse

Réunions, réservations, formations,  j’en passe

Bibdocs, bibliothèques, des tocs et puis du tek

Tenir, tenir au moins jusqu’à dimanche

Me raccrocher aux branches

Envie de faire l’école buissonnière

Planter là, l’ordinateur, le café, la NR.

Epicéa mourir de rire1

Que d’espérer me débarrasser de mes chênes

Qui m’entrainent irrémédiablement vers une retraite lointaine.

Acacia ne tienne, moi pourtant si assidu

Ce matin j’en peux plus…

Le défilé des collègues le nez sur la pointeuse

Et cette météo qui n’en finit plus d’être pluvieuse.

Et puis zut,  j’ai beau être solide

Je peuplier moi aussi , ” allez bye, bye patronc ! “

Si demain, je devenais l’arbre qui cache la forêt ?  ça serait con…considérable !2

8 commentaires

  1. Anne-Sophie Pascal a dit, le 30 juin 2010 à 13:27

    J’adore toujours :-) . C’est génial.

  2. Claudie Fonteneau a dit, le 30 juin 2010 à 13:38

    Jean François, tu prends racine sur tourainemedia, et un peu plus de hauteur à chaque texte, même si ton écorce te protège, tu nous libères un peu de ta sève à chacun de tes écrits laissés sur la feuille. Tu es notre Bois d’Å“uvre de la forêt, ici, chacun a son arbre de vie, aux essences bien différentes mais, tous, ds le même Parc d’aventures “l’accro-branche DLLP”
    Salut vieille Branche !
    Bonsaïïïïï…

  3. Claudie Fonteneau a dit, le 30 juin 2010 à 13:47

    On reconnait l’arbre à ses fruits et Jean-François à ses écrits !

  4. GUILBAUD Didier a dit, le 30 juin 2010 à 17:58

    A propos, vous n’y étiez pas à Bibdoc ! (vous étiez en congés) et malade cet après-midi pour préparer le Sésame… Certes l’acacia est l’arbre du maître. Mais là je pense qu’il faudrait renouveler le genre ou revoir votre emploi du temps car sous la charge les plus vieux chênes peuvent aussi casser… mais vous n’êtes pas de ce bois là ! Merisier pas au nez et à la barbe quand vous lirez cela: c’est une vielle trogne au bord de votre chemin qui vous parle.

  5. Jacqueline Paillet a dit, le 01 juillet 2010 à 17:33

    Ça ne sent pas encore le sapin dans la tête de Jean-François ! Ce seringat-là ne nous prend pas pour des poires, il nous charme même beaucoup !
    Bon, c’est pas le tout, mais comme le soleil cognassier, je retourne auprès de mon arbre.
    Aux arbres citoyens !

  6. Sylvie Adolphe a dit, le 02 juillet 2010 à 15:01

    Bel exercice de style
    Les arbres, sous ta plume volubile,
    animent notre écran immobile
    et entre collègues, on jubile

  7. yoon van herck a dit, le 16 juillet 2010 à 11:35

    Comme d’habitude, je me suis régalée…Merci Jean-François…..

  8. Pignon De La Tour du Pin a dit, le 01 janvier 2012 à 17:11

    Séduit par tant de savantes variations en arbre et écorce, et sachant combien d’éclipses guettent les astres poétiques, je redoute de voir se tarir cette sève lyrique. Je vois que sous cette peau rugueuse l’on n’hésite pas à écorcer les mots pour nous éblouir de d’un tir nourri de métaphores bourgeonnantes , et en viens à penser que grâce à vous ce n’est pas encore demain que l’on verra l’arbre de la poésie succomber abattu sous la multitude des vers. Cependant vous devriez prier Dionysos de vous aider à brider votre lyre, car combien de mortels pourront vous suivre sur le sentier escarpé de vos images et ne risquez vous pas , tel l’orgueilleux bouquetin trop fier de son jarret de vous retrouver isolé de la harde sur un roc abrupt et devenu vulnérable aux attaques des rapaces de la prose qui pourrait suggérer que voilà bien trop d’ornements pour habiller d’images chatoyantes la grisaille des lundis matin et tenter d’y lire le poids d’une morne vie de bureaucrate que vous essayeriez d’alléger de l’envol d’une poésie artificielle handicapée de lourdes comparaisons sans savoir tremper votre plume dans le vitriol de la satyre.
    Je ne suis pas des leurs et vous soutiendrai toujours dans votre quête au travers de la forêt des poèmes. Tenez encore plus fermes le glaive des images et je resterais votre fidèle écuyer.

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