J’écris en vain…
J’ai imaginé une soirée entre écrivains, petite histoire sans début ni fin… Bien loin des sommets littéraires, plus proche de moi plus terre à terre !
Bribes de conversations volées d’une pièce à l’autre que je vous rapporte ici…
« Chut, tendez bien l’oreille »
Sur la terrasse dominant les jardins à la française, quelques invités prenaient l’air :
-« Moi j’ai arrêté de fumer pour de Bon, voilà déjà deux ans » déclara François
-« Suite à une toux persistante, j’ai du mettre un Frain à ma consommation » poursuivit Irène
Maud ajouta «De toute façon, le Tabachnik* les poumons, c’est bien connu ! »
«Bobin si vous le dites, c’est que ce doit être vrai» s’exclama Christian en écrasant son cigare dans le premier Cendrars qu’il vit , «Blaise à personne ! ».
Dans une chambre à l’étage :
-« Cette pièce est complètement enfumée, j’étouffe! Yves s’il te plait, peux-tu ouvrir les Viollier ? »
-« Pourquoi faire ? je ne sens rien, de plus tu vois bien que Laure Adler ! »
Plus loin dans le petit salon Daniel jouait pour Defoe, ses doigts effleurant à peine les touches du piano tandis que le vieil électrophone distillait un air de tango…
-« Vous Aimé Césaire de musique ? »
-« Je les préfère de loin au Chambard Claude, cependant comme mon ami Bernard je reste un inconditionn
el du boléro de Clavel. »
Des éclats de voix retentirent dans le dédale des innombrables corridors :
Mais qu’est-ce ?
Umberto parlait fort, sa voix était tellement grave que derrière on distinguait comme un Eco.
-« Je vous en conjure, Umberto, calmez vous ! »
-« Mais vous ne voyez donc pas H.G que ce Konsalik mon col de chemise avec ses mains sales »
Heureusement l’altercation ne Duras pas, Marguerite avec tact sut y mettre un terme !
La grande horloge Comtoise de la salle à manger étant déréglée , on fit appel à Arthur qui Miller avec application.
Les invités ne firent même pas attention à lui, ils continuaient leurs mondanités comme si de rien n’était. Proche du grand buffet des voix s’entremêlaient dans un brouhaha qui donnait à peu près cela :
-« Nikolaï, arrête tu veux de me prendre pour un Gogol, certes Isaac Bashvis a ce don d’imitation qui lui permet de Singer ses contemporains à la perfection, cependant tu ne me feras pas avaler que ces derniers n’y voient que du feu! »
« Oz Amos déclarer ta flamme, ta timidité t’empoisonne ! »
« J’entends bien, mais j’ai Beauvoir Simone de temps à autre, elle m’impressionne »
«J’ai longtemps travaillé dans une mine de Miquel sans voir une seule Pierre ! Jeury aujourd’ hui mon cher Michel rien qu’en y repensant »
Deux hommes chuchotaient à l’écart
-« Primo, secondo, tertio peu importe on Levi quand même main dans la main le long du canal ! »
-”Ah Ce pauvre Edgar Allan n’aura jamais vraiment eu de Poe avec ses épouses »
-«Cette femme infidèle, que voulez vous ? elle Gracq complètement pour le beau Julien »
-« Fais Kafka la longue la même mésaventure ne t’arrive pas aussi Franz, à épouser des femmes beaucoup plus jeunes que toi. »
Dans la cuisine, on s’agitait :
« Veillez à ce que le lait ne Desbordes pas Michèle ! »
« Ce plat n’est pas assez relevé »dit le chef Patrick
« Vous voulez le sel ? » questionna le commis
« Non, passe moi le Poivre d’arvor, on verra ensuite !» Ce dernier avez une pression terrible sur les épaules depuis que le maître des lieux lui avait ordonné : ” Il faudra que vous Nourissier tous les convives, Pierre, Paul, Jacques, François et les autres… Je n’admettrai aucune faute et avec l’humour qui le caractérisait il ajoutait : “de faute de goût, bien sûr”.
Au beau milieu de la soirée la maîtresse de maison conduisit discrètement un invité vers la salle de bain en lui indiquant la douche.
En ressortant , elle murmura : « Mon dieu ce pauvre Eugène, qu’est ce qu’il Sue ! » pour l’anecdote, le plombier Joseph était passé plutôt dans la matinée réparer le Joffo défectueux.
Plutarque si vous le voulez bien, nous reprendrons cette visite, je vous laisse à vos lectures… en souhaitant que comme Alexandra ou André vous aurez apprécié à sa juste mesure cet exercice de Steel ou Stil je ne sais plus très bien à la longue.
* Tabachnik( tabac nique)
Publié par Jean-François Thinon le 2 août 2010 dans Cliquer, voir, écouter, Création plurielle.
#Tags : écrivains, jeu d'écriture
Version pour impression, des élements sont supprimé pour économiser du papier. Mais êtes vous certain de devoir imprimer ?


GE-NI-AL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je ne sais pas si tu es revenu de vacances, Jean-François, mais là tu es vraiment en très très grande forme !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J’ai commencé à rire devant ce foutu écran à partir de “Tabachnik” ! Presque pipi dans ma culotte.
C’EST GÉNIAL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Super Bravo !!!!!!!!!!!!
Plus tu écris en VIN plus je bois tes paroles, continue !
Encore une fois, une très belle création signée par toi… humour et jeux de mots toujours au rendez-vous avec, en prime, les écrivains à l’honneur…. bravo