De l’hiver à l’hiver

Il était une fois une toute petite fille qui marchait dans la grisaille par un matin d’hiver. La neige blanchissait la campagne, la plaine était déserte.
Le vent souffle dans les branches. Je me réveille, du bruit! Où suis-je? La lune est haute dans la nuit, rouge comme le vermillon de ses lèvres, rougies par le froid avaient la couleur d’une framboise.
Ses yeux, unique, malheureusement, elle était borgne depuis sa tendre enfance passée au pied des HLM en béton, à jouer sur les carrés de pelouse jonchés de détritus et de déjections canines : le genre de chose qui vous tombe dessus le matin, alors que vous n’avez rien demandé, et qui vous fait que le soleil va se lever et nous réchauffer. Ce bon feu dans la cheminée remplissait bien son office par cette froide matinée d’hiver. Vivement cet été pour que l’on puisse aller sur la plage.
Publié par admin le 2 février 2011 dans Carnet de poésie, Carnets d'écriture, Cliquer, voir, écouter.
#Tags : atelier DLLP, cadavre exquis
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