Chalon sous la pluie

Premier arrêt festival de l’été : Chalon-sur-Saône. “Chalon dans la rue”, festival transnational des artistes de la rue, fêtait cette année sa vingt-cinquième année, avec un public de plus en plus nombreux, et de l’avis des artistes, un public très attentif et curieux. Courageux et organisé aussi : pour voir les spectacles entrecoupés d’averses bien nourries, on voit arriver les parfaits festivaliers armés de K-way, de parapluies, de leur petit siège pliant… Avertis, ils sont maintes fois restés assis dans les ruelles et les parcs malgré des trombes d’eau qui ne prévenaient pas.

Bravo aussi aux comédiens, danseurs, circassiens, clowns, qui s’attachent à nettoyer les sols, à faire sécher les trapèzes et autres agrès pour pouvoir jouer quand même. Au final, nous avons réussi à maintenir un rythme honorable dans ce marathon de visionnage de spectacles alors que ce n’était pas gagné.

Parmi mes découvertes de cette année (merci en passant aux conseils avisés des amies “qui s’y connaissent” et se sont occupées de notre programme) : Maria Dolores avec son spectacle Habibi starlight, récit musical et très second degré d’une star que sa sensualité expose à tous les risques et toutes les aventures. Tour à tour amoureuse, enlevée, vendue sur des marchés, midinette de cabaret ou étoile adulée, elle en profite pour donner un point de vue très personnel sur les pays du bassin méditerranéen. La partie concert reste comique mais est aussi très écoutable. Pour vous tenter, un extrait d’un autre spectacle.Image de prévisualisation YouTube

La Ktha compagnie proposait un spectacle de théâtre beaucoup plus sérieux, “Est-ce que le monde sait qu’il me parle”. Difficile à résumer puisque ce sont des partis pris de jeu très forts qui marquent dans cette performance, mais si vous les croisez, réservez pour faire partie des quelques heureux qui pourront recevoir le message… enfin, heureux… c’est à voir. C’est ici

Je ne peux pas faire le tour de toutes les représentations et soirées (des danses endiablées aussi avec “Tudanses monchou”, les pieds dans la boue mais avec une pêche irrésistible). Je conseille en tout cas ce festival, il faut un peu d’organisation, laisser traîner ses oreilles pour découvrir la perle qui vous convient, et arriver en avance sans avoir peur d’attendre 1/2h sous la grisaille (les autres années c’était sous le soleil) pour avoir une bonne place, car le succès du festival ne cesse de s’accroître – on y travaille aussi la courtoisie et la solidarité entre membres du public pour que chacun puisse voir correctement, du moins parfois… pas toujours… pas tout le monde…

En tout cas le festival a eu le temps de rôder sa manière d’accueillir, et qu’on soit touriste, artiste ou professionnel du spectacle, grâce au site et aux médiateurs sur place on peut s’y retrouver. La ville est agréable aussi, et on peut se ménager des temps plus calmes sur les multiples terrasses, dans les jardins ou sur l’île Saint-Laurent, pour s’extraire de la foule.

Et comme les arts de la rue font souvent participer le public, on peut même s’inscrire pour devenir figurant! Voir le site du festival

3 commentaires

  1. Jacqueline Paillet a dit, le 02 août 2011 à 13:44

    Ça donne envie ! Surtout qu’un de mes fistons qui est intermittent du spectacle m’a lui aussi recommandé ce festival en me disant que c’était le “must”… à l’année prochaine peut-être !

  2. cameleon a dit, le 04 août 2011 à 10:46

    Et bien nous ferons du covoiturage alors, parce qu’en train, je ne te raconte pas… Certes, le paysage est très joli, il faut avoir une bonne propension à la rêverie, valable sur le long terme…

  3. Mathilde a dit, le 25 août 2011 à 23:39

    Maria Dolores à Tours à la guinguette, samedi 27 au soir, 20h! Inespéré!

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