Mikis Theodorakis

Théâtre d'Epidaure

Théâtre d'Epidaure

Souvenir, souvenir… ben, c’est de Jôni que tu veux nous parler ?… Non, Jôni et son premier 45 tours, peut-être une prochaine fois, pourquoi pas !

Mistra

Mistra

Non, par les temps qui courent où l’on entend tous les jours des nouvelles attristantes sur la Grèce et ce nouveau thème de “Carnet de…” sur la “musique” me rappellent ce moment inoubliable vécu un soir d’été au théâtre du Lycabète à Athènes.

La porte des lions à Mycènes

La porte des lions à Mycènes

C’était en Août 1977, pour les vacances, nous avions dirigé notre 4L bleu marine vers la Grèce. Depuis, quelques images se sont gravées dans ma mémoire… la visite sous le cagnât de midi d’Epidaure (nous n’étions qu’à peine une dizaine de touristes), celle de Mycènes où j’ai revécu la scène de l’assassinat d’Agamemnon par sa femme Clytemnestre et son amant Egiste, dans la piscine du palais. Scène qui m’avait frappée dans ce magnifique film “Electre” avec la sublime Irène Papas. Film que j’avais vu à 13/14 ans… au Studio. Déjà ! A l’époque (avant le déluge), ça ne s’appelait pas encore le Studio, mais le Myriam Ciné et il n’y avait qu’une salle aux sièges de velours rouge… mais revenons à la Grèce. Image de prévisualisation YouTube

La piscine où fut tué Agamemnon

La piscine où fut tué Agamemnon

Je me souviens également de Mistra et des bulbes des toits des monastères orthodoxes, de la moelleuse moussaka jamais égalée, dégustée sous une tonnelle vers Sparte. Des Météores. Merveilleux pays si chargé d’histoire, d’histoire fondatrice de notre civilisation.

Mistra

Mistra

Un autre souvenir, grandiose celui-là… ce moment au Lycabète. Faut vous dire, qu’en Août 1977, nous n’étions pas loin de ce que l’on a appelé “la chute des colonels”. Qui avait eu lieu le 23 Juillet 1974.

Pour ceux d’entre vous qui sont des jeunots et qui ne connaissent pas ces temps “trèhistoriques” (comme disait un être cher à mon cœur lorsqu’il était tout petit), je vous invite à regarder le film “Z” de Costa Gavras. Comme dans toutes les dictatures, les artistes s’en prenaient plein la gueule. Et Mikis Theodorakis fut de ceux-là. Il était revenu de son exil en France, depuis peu.

Ce jour-là nous déambulions dans Athènes. Je ne me souviens plus, mais il devait faire chaud. Par contre, je me souviens très bien d’avoir été attirée par cette affichette collée sur un mur ou une gouttière (?). Je crois qu’elle était rédigée en grec (ou peut-être en anglais, d’ailleurs ?) mais que j’ai pu lire les mots (écrits en caractères latins ?) “concert”, “Mikis Theodorakis”, “Canto General”, l’heure et le lieu… le Lycabète. Nous sommes allés acheter nos deux places pour le soir même.

Théâtre du Lycabète

Théâtre du Lycabète

Le Lycabète est la colline, un peu en pain de sucre, qui domine Athènes. Il n’y a qu’en cet endroit d’Athènes où les rues sont en pente. Dans l’une d’elles nous avons garé notre 4L. Le théâtre est un théâtre antique à ciel ouvert. Nous étions une foule à venir écouter Mikis Theodorakis. Je me souviens d’une gerbe de roses rouges sur la scène. Il est arrivé vêtu de noir et accompagné des deux chanteurs du “Canto General”, Theodorakis Pandis et Maria Farantouri. Je ne m’en souviens pas, mais ce ne furent sûrement que des extraits du “Canto General” (sur le texte de Pablo Neruda) car en faisant la recherche sur internet, j’ai pu lire que Mikis Theodorakis travaillait encore à la composition de cet oratorio à cette date-là. Peu importe ! Ce fut une grande communion avec tout un peuple qui venait, depuis peu, de se libérer du joug de la dictature.

Mikis Theodorakis/Maria Farandouti/Theodorakis Pandis

Mikis Theodorakis/Maria Farantouri/Theodorakis Pandis

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Le concert se termina avec Mikis Theodorakis chantant des airs populaires grecs. Un vrai délire, les spectateurs se sont tous levés et reprenaient les chants. Un millier ou plus de roses rouges, sorties de je ne sais où, furent brandies par tous. Les gens pleuraient, riaient… ils retrouvaient la liberté et le bonheur de vivre qui l’accompagne. C’était comme si cet instant n’allait pas cesser… et il perdure toujours en moi comme une des émotions très fortes que j’ai vécues.

Mistra

Mistra

Photographies personnelles de François Mignet.

Pour voir la suite du film “Electre”, désolée, les sous-titres sont en espagnol !!! Mais que c’est beau quand même !!!!! Et que la langue grecque est belle.

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1 commentaire

  1. Alain Carré a dit, le 07 juin 2012 à 19:43

    Ah théTdorakis!!! je possède un enregistrement du Canto General en public avec les chanteurs que vous citez. j’adore Neruda, et l’interprétation qui en est faite est tout simplement un véritable chef d’œuvre; Une vraie merveille que je ne me lasse jamais de réécouter
    Alain

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