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	<description>Un espace de lecture et d&#039;écriture en Indre-et-Loire</description>
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		<title>Prieuré de Saint-Cosme : festival de musiques anciennes, la nuit où tous les la sont gris&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 15:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacqueline Paillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet de musique]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Cliquer, voir, écouter]]></category>
		<category><![CDATA[Doulce Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble Consonance]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble Jacques Moderne]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble L'Imaginaire]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de musiques anciennes]]></category>
		<category><![CDATA[Prieuré de Saint Cosme]]></category>

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		<description><![CDATA[Denis Raisin Dadre, oui, la nuit tous les chats sont gris, mais pas les la de ce festival ! Et tant mieux !!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8804" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/P1010692-225x300.jpg" alt="Prieuré de Saint-Cosme" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Mais non</strong>, mais non, tous les<em> la</em> n&#8217;étaient pas gris au festival de musiques anciennes qui s&#8217;est déroulé au Prieuré de Saint-Cosme du 11 au 15 Mai !</p>
<p style="text-align: justify"><strong>J&#8217;y suis allée</strong> et je peux vous dire que les<em> la</em> étaient pétillants, joyeux et à couper le souffle le 11 Mai. L’<a href="http://www.jacquesmoderne.com/" target="_blank">Ensemble Jacques Moderne</a> nous a ébloui avec des madrigaux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claudio_Monteverdi" target="_blank">Claudio Monteverdi</a>. Chants guerriers et amoureux. Une musique qui donne envie de danser et qui rend heureux. L&#8217;Ensemble Jacques Moderne, j&#8217;aime ! C&#8217;est un ensemble à géométrie variable, comme beaucoup de formations. Pour ce soir-là c&#8217;était une taille moyenne, cinq chanteurs et chanteuses, cinq musiciens et Joël Suhubiette à la baguette sans baguette. J&#8217;aime la complicité évidente au sein du groupe, la joie sur les visages, voir Joël Suhubiette diriger et chanter (?), chanter je ne sais pas mais articuler les paroles en dirigeant, c&#8217;est sûr ! Et que dire également de la voix de soprano d&#8217;Anne Magouët&#8230; aérienne, cristalline. Magnifique.<img class="aligncenter size-medium wp-image-8810" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/P1010688-300x225.jpg" alt="Prieuré Saint-Cosme" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Samedi 12 Mai</strong>&#8230; Ah ! oui, j&#8217;y pense, je tiens infiniment à remercier la personne de l&#8217;accueil du Prieuré, qui le vendredi nous remettant tous les billets de nos réservations, nous a incités à prendre aussi un billet pour le premier concert du samedi. Sur les quatre jours de festival (je ne suis allée que trois jours), il y avait huit concerts, deux par soir. Et tout cela pour la modique somme forfaitaire de 12 € par soirée (que l&#8217;on aille à un ou deux concerts) ! Qui a dit que les concerts de musique &#8220;classique&#8221; sont chers ?&#8230; Bien sûr, vous avez tout à fait raison, les gros machins VIP&#8230; mais ce sont les arbres qui cachent la forêt, il en existe, tout aussi excellents, abordables et moins gros machins VIP&#8230;</p>
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<div id="attachment_8805" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8805" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/P1010682-300x225.jpg" alt="Ensemble L'Imaginaire" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Ensemble L&#39;Imaginaire</p></div>
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<p><strong>Donc un grand</strong> merci à cette personne car le premier concert samedi soir était époustouflant. De jeunes musiciens et une comédienne, l&#8217;Ensemble L&#8217;Imaginaire. Visuellement on annonce déjà la couleur, si j&#8217;ose dire ! Pas de costumes ou robes noirs&#8230; mais plutôt chacun et chacune dans ses fringues préférées et peut-être de tous les jours. Une contrebasse qui semble inachevée car sans vernis, la caisse de résonance est donc blanche. On pense un peu aux orchestres de jazz. Le clavecin est comme lazuré de rouge. Le concert sera un dialogue entre la musique ancienne et un texte dit par la comédienne. Une histoire d&#8217;amour entre Antonia et Anton qui se déroule dans deux trains roulant parallèlement. Du moins c&#8217;est ce que j&#8217;ai cru comprendre jusqu&#8217;à ce que je demande à la chanteuse de qui était ce texte. Surprise, ce sont plusieurs textes et lettres mis ensemble. Des écrits de Henri IV à des textes contemporains en passant par des lettres de Napoléon. Étonnant, car le tout était d&#8217;une grande cohésion. Cela donnait un texte de science-fiction, irréel, intriguant. Ce concert fut un vrai régal et une belle découverte.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Dans les soirées</strong>, entre les deux concerts, une pause gourmande est proposée&#8230; velouté de petits pois à la menthe, gratin de champignons&#8230; Tout cela sous les arbres et au soleil.<img class="aligncenter size-medium wp-image-8806" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/P1010685-300x225.jpg" alt="Pause gourmande" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Deuxième concert</strong> ce samedi, l&#8217;<a href="http://www.diabolusinmusica.fr/" target="_blank">Ensemble Diabolus in Musica</a>, dont j&#8217;attends toujours avec plaisir la prestation. <span style="color: #993300"><em>&#8220;Amours, Amour&#8230;&#8221;</em></span> en est le thème, tout un programme ! Ils sont quatre, une chanteuse, deux musiciens et un récitant. Quand je vous dis que j&#8217;attends toujours avec plaisir les concerts de Diabolus in Musica&#8230; là ce fut la déception ! Enfin, pas aussi simple que ça. Déçue par les musiciens et la chanteuse&#8230; pas d&#8217;âme, pas de vie, pas cette joie manifeste et communicative du premier concert de la soirée. Du bon boulot, sans plus.<img class="aligncenter size-medium wp-image-8807" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/P1010690-225x300.jpg" alt="Diabolus in Musica" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify"><strong>PAR CONTRE</strong> ! Que dire de la performance de <a href="http://www.printempsdespoetes.com/index.php?url=poetheque/poetes_fiche.php&amp;cle=917" target="_blank">Timothée Laine</a> !!! MA-GNI-FIQUE ! Une présence sur scène, une diction parfaite, une énergie incroyable. Les poésies qu&#8217;il nous a données à entendre&#8230; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Fontaine" target="_blank">La Fontaine</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Khayyam" target="_blank">Omar Khayyam</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Villon" target="_blank">Villon</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Matsuo_Bash%C5%8D_%28po%C3%A8te%29" target="_blank">Bashô</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_Rouzeau" target="_blank">Valérie Rouzeau</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Jaccottet" target="_blank">Philippe Jaccottet</a>&#8230; Et le dernier poème dit, cerise sur le gâteau&#8230; <span style="color: #993300"><em>&#8220;Passionnément&#8221;</em></span> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gh%C3%A9rasim_Luca" target="_blank">Ghérasim Luca</a> ! Les mots me manquent pour vous dire. Un poème que je ne connais pas mais que j&#8217;ai lu depuis, écrit à partir d&#8217;un travail ahurissant sur le bégaiement !!! Un vrai feu d&#8217;artifice ! Un grand merci à Timothée Laine pour ce beau moment de poésie.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.tourainemedia.com/2012/05/17/prieure-de-saint-cosme-festival-de-musiques-anciennes-ou-la-nuit-tous-les-la-sont-gris/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Derniers concerts</strong>, ce mardi soir 15 Mai. Qu&#8217;il faisait froid ! &#8230; dehors.</p>
<div id="attachment_8808" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8808" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/P1010694-300x225.jpg" alt="Donne-moi le &quot;la&quot;" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Donne-moi le &quot;la&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify"><strong>Un premier concert</strong> par l&#8217;<a href="http://www.regioncentre.fr/jahia/Jahia/cache/offonce/AccueilRegionCentre/domaines-intervention/Culture/musique/projesaidesdanslecadredesaidesalacreationmusique/ensembleconsonance;jsessionid=20248444199B9F7DEEC2CBE67DCF527C" target="_blank">Ensemble Consonance</a>. Ah ! tiens revoilà la claveciniste, Christine Payeux du groupe L&#8217;Imaginaire, et son clavecin rouge. Ah ! et là, le luthiste, Rémi Cassaigne, était quant à lui chez Jacques Moderne le premier soir. Les ensembles baroques sont à géométrie variable, mais mettent également en application les maths et le principe des vases communicants&#8230;</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le thème</strong> de ce concert <span style="color: #993300"><em>&#8220;The food of love&#8221;</em></span>&#8230;, la musique comme &#8220;aliment de l&#8217;amour&#8221; <span style="color: #ff0000"><em>&#8220;If music be the  food of love, play on&#8221;</em></span> Shakespeare ["Si la musique nourrit l'amour, alors jouez"].</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Un vrai régal</strong>, là encore, de la douceur, de la sensualité, de l&#8217;intime, notamment grâce au merveilleux soprano et à la diction de Betsabee Haas. La langue anglaise m&#8217;a semblé ce soir-là une merveille dans la poésie. Elle fait passer, ici, cette douceur, mélancolie, sensualité, un velouté. Deux récitants, dont une d&#8217;origine anglaise, se distribuaient les poèmes de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Herrick" target="_blank">Herrick</a>, <a href="http://translate.google.com/translate?hl=fr&amp;sl=en&amp;u=http://www.luminarium.org/renlit/drayton.htm&amp;ei=DRy1T76UNYer0QXN_ojnDw&amp;sa=X&amp;oi=translate&amp;ct=result&amp;resnum=9&amp;ved=0CJgBEO4BMAg&amp;prev=/search%3Fq%3Ddrayton%26hl%3Dfr%26client%3Dubuntu%26hs%3DXKj%26channel%3Dfs%26biw%3D2319%26bih%3D1240%26prmd%3Dimvns" target="_blank">Drayton</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Ronsard" target="_blank">Ronsard</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Keats" target="_blank">Keats</a>. De la musique et du partage.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>A la pause</strong>, la soupe tomate-basilic tombait à point pour nous réchauffer tous. Pas question de pique-niquer sous les arbres, le barnum fut très apprécié ! On se caillait !!!</p>
<p style="text-align: justify"><strong> <img class="alignleft size-medium wp-image-8809" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/P1010687-225x300.jpg" alt="Zao Wou-Ki" width="225" height="300" />Et vint</strong> <span style="color: #993300"><em>&#8220;La nuit tous les la sont gris&#8221;</em></span>&#8230; le concert de <a href="http://www.doulcememoire.com/" target="_blank">Doulce Mémoire</a> débuta dans une belle lumière de couchant. Pour toute lumière les vitraux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zao_Wou-Ki" target="_blank">Zao Wou-Ki</a>. Seul, le clavier du clavecin était éclairé par une petite loupiote. La luthiste, Pascale Boquet, et le flûtiste, Denis Raisin Dadre, furent vite dans la pénombre puis dans le noir. Deux très petites bougies brûlaient à côté d&#8217;eux.</p>
<p style="text-align: justify"><strong> Belle expérience</strong> que cette musique écoutée dans l&#8217;obscurité. Seule l&#8217;ouïe est en éveil&#8230; et l&#8217;odorat en ce qui me concerne&#8230; le parfum doux et poudré de la dame assise à côté de moi m&#8217;enveloppait. Présence immatérielle et subtile. Oui, l&#8217;ouïe occupe plus d&#8217;espace lorsque la lumière ne prend pas toute la place et que la vue ne vagabonde pas deci-delà. Une impression que le son devient plus pur. La respiration de Denis Raisin Dadre guide les deux autres musiciens. Dans la nuit, les projecteurs du jardin du Prieuré décalquaient sur le mur des vitraux de Zao Wou-Ki des ombres chinoises&#8230; ombres portées qui dessinaient des roseaux, des papyrus sur le haut du mur d&#8217;en face.</p>
<p style="text-align: justify"><strong> Je vous écris</strong> cela en écoutant des <span style="color: #993300"><em>&#8220;English folksongs and lute songs&#8221;</em></span> par Andreas Scholl (certains de Dowland, ce compositeur du XVIè siècle, chanté par Betsabee Haas dans l&#8217;avant-dernier concert). J&#8217;aime beaucoup ces voix de contre-ténors (ou haute-contre) comme celle d&#8217;Andreas Scholl, Gérard Lesne&#8230;, mais hier soir et encore aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai trouvé à cette voix de soprano de femme une sensualité, voire de l&#8217;érotisme que n&#8217;ont peut-être pas les voix d&#8217;hommes.</p>
<p style="text-align: justify"><strong> &#8230; mais</strong> en la matière je suis une simple amatrice (au sens premier du terme) en ce qui concerne la musique et la musique baroque. J&#8217;aime et c&#8217;est tout.</p>
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<p style="text-align: justify"><strong>Un dernier petit mot</strong> à Denis Raisin Dadre, oui, la nuit tous les chats sont gris, mais pas les <em>la</em> de ce festival ! Et ce fut tant mieux !!<img class="aligncenter size-medium wp-image-8811" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/P1010698-225x300.jpg" alt="Instruments" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><span style="color: #3366ff"><em>Photographies de Jacqueline Paillet</em></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Président « normal »&#8230; Attention : danger ! Le mot est suspect.</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 08:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudine Chollet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cliquer, voir, écouter]]></category>
		<category><![CDATA[anormalité]]></category>
		<category><![CDATA[indignation]]></category>
		<category><![CDATA[normalité]]></category>
		<category><![CDATA[totalitarisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis consternée de voir les contestataires de naguère brandir cette idéologie de l’homme normal... S’en vanter, l’ériger en valeur que relaye les médias...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #000080"><img class="alignleft size-medium wp-image-8790" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/tarot-anglais-le-fou-171x300.jpg" alt="tarot anglais : le fou" width="171" height="300" /></span></h4>
<p>On n’entend plus que cela sur les ondes, depuis les élections du Président de la République. Et je m’étonne qu’aucun journaliste ne tique ! Je suis d’une génération qui, dans le sillage de Foucault, a remis en cause la notion de « folie », qui désignait trop facilement les individus différents, artistes, homosexuels, etc. Je suis d’une génération qui a appris grâce à Soljenitsyne que les Goulags étaient remplis de gens taxés de dérangements psychiatriques parce qu’ils étaient lucides et contestaient la normalité dominante&#8230;</p>
<p>Jamais nous ne nous serions autorisés à qualifier une personne de normale parce qu’en creux, cela révèle la folie de l’autre.</p>
<p>Cette nouvelle mode du « normal », c’est plus que louche. Vous ne trouvez pas ? C’est, au minimum, une injure qui ne s’assume pas.</p>
<p>Je pourrais reproduire ici de belles citations piochées sur Wikipédia, mais je me contente de dire ici ma trouille que nous nous retrouvions cernés par des gens brandissant ce critère totalitaire de la normalité&#8230;</p>
<p>Je suis consternée de voir les contestataires de naguère brandir cette idéologie de l’homme normal&#8230; S’en vanter, l’ériger en valeur que relaye les médias&#8230;</p>
<p>J’espère que vous êtes comme moi : indignée !</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Textes de l&#8217;atelier d&#8217;écriture du 22 mars</title>
		<link>http://www.tourainemedia.com/2012/05/11/ateliers-d%e2%80%99ecriture-du-22-mars/</link>
		<comments>http://www.tourainemedia.com/2012/05/11/ateliers-d%e2%80%99ecriture-du-22-mars/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 May 2012 12:23:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudie Fonteneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cliquer, voir, écouter]]></category>
		<category><![CDATA[Création plurielle]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>

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		<description><![CDATA[ATELIERS D’ÉCRITURE à la médiathèque AIMÉ CÉSAIRE d'Amboise, animés par Claudine Chollet, romancière.
Textes courts sur le thème :

« Faire vivre un personnage de tableau de maître »]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center">ATELIERS D’ÉCRITURE à la médiathèque AIMÉ CÉSAIRE d&#8217;Amboise,</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8781" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/IMG_1194-1-300x124.jpg" alt="IMG_1194-1" width="300" height="124" /></p>
<p style="text-align: center">animés par <a href="http://claudinecholletecrivain.hautetfort.com/" target="_blank">Claudine Chollet</a>, romancière.</p>
<p style="text-align: center">
<div id="attachment_8780" class="wp-caption aligncenter" style="width: 254px"><img class="size-medium wp-image-8780" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/IMG_1199-1-244x300.jpg" alt="Claudine Chollet à Amboise" width="244" height="300" /><p class="wp-caption-text">Claudine Chollet à Amboise</p></div>
<p style="text-align: center"><span style="font-weight: bold;text-decoration: underline">Textes courts sur le thème :</span></p>
<p style="text-align: center"><strong> « Faire vivre un personnage de tableau de maître »</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong><img style="text-align: center" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMG_11981-300x177.jpg" alt="IMG_1198" width="300" height="177" /></strong></p>
<p style="text-align: center"><em><strong>PROTOCOLE DE L’ATELIER</strong> :<br />
Choisir une reproduction de tableau.<br />
I — Approche globale du personnage :<br />
Trouver un nom et un prénom au personnage<br />
En 2 ou 3 lignes, évoquer le contexte dans lequel se trouve votre personnage.<br />
II — Plier une feuille en 6 ce qui forme 6 cases<br />
5 cases sont attribuées aux 5 sens : vue, ouïe, odeur, goût, toucher.<br />
Dans chaque case, en une phrase ou deux, exprimer ce que votre personnage :<br />
– ce qu’il voit ou regarde,<br />
– ce qu’il entend, dehors, en lui&#8230;<br />
– les odeurs qu’il respire,<br />
– ce qu’il a (ou va) manger,<br />
– la sensation sous ses doigts, sur sa peau&#8230;<br />
Et dans la 6ème case, noter le sentiment qu’il éprouve à cet instant.<br />
III — En incluant « habilement » le contenu des cases précédentes, développer votre première approche et raconter ce que votre personnage est en train de vivre, ce qu’il pense, ce qu’il déplore ou ce qu’il espère ou s’il rêvasse.<br />
IV — Élément perturbateur :<br />
Un tiers fait irruption (ouvre la porte, accourt, menace, crie&#8230;) avec une nouvelle perturbante : un événement (heureux ou malheureux) qui touche de près votre personnage. Qui est cet intrus ? Quelle est cette nouvelle ? À vous de l’imaginer.<br />
Votre personnage se retourne, vous voyez son visage. Décrire son expression.<br />
V — Sur le mode du dialogue:<br />
Sous le coup de cette nouvelle perturbante, imaginez un dialogue entre votre personnage et une autre personne (l’intrus, un confident, un interlocuteur téléphonique, etc.).<br />
(En quelques échanges, on doit comprendre ce qui se passe, l’enjeu de l’évènement, comment votre personnage prend les choses (avec détachement, de façon tragique, avec humour&#8230;).<br />
VI — Le temps a passé&#8230;<br />
Bien des années plus tard&#8230; le décor a changé, un peu, beaucoup ou pas du tout.</em></p>
<p style="text-align: center">**********************</p>
<p style="text-align: center">Dans cette vidéo, Micheline et Jacqueline, nous lisent leur texte</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.tourainemedia.com/2012/05/11/ateliers-d%e2%80%99ecriture-du-22-mars/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p style="text-align: center">Textes des écrivains en herbe, en voici 3 sur les 8 à publier dans les prochains jours</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter size-full wp-image-8770" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/images.jpg" alt="images" width="250" height="201" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>&#8220;La femme à sa toilette&#8221;</strong> de Gustave Caillebotte<br />
Texte de Laetitia Salaün</p>
<p style="text-align: left">Eugénie Le Pennec entame sa journée ; On est à l&#8217;aube du 20ème siècle et en ce début d&#8217;été, le soleil ne réchauffe pas encore suffisamment les corps à son goût.</p>
<p>Dans cette chambre située dans un immeuble bourgeois, en plein centre de la capitale, elle commence à se dévêtir, sereine.<br />
Cette première toilette qui, elle le sait, se répétera nécessairement tout au long de sa journée, est la plus précieuse.<br />
C&#8217;est celle qui lui permet de se composer son personnage, à la fois romantique et charmeur, d&#8217;apprécier le reflet de son miroir, mais aussi de se pardonner&#8230;<br />
Eugénie voit s&#8217;inscrire les stigmates du temps sur son visage. De fines ridules, un grain plus épais, chaque matin, elle les inspecte à la fois avec crainte mais aussi respect.<br />
Eugénie garde le goût de son petit déjeuner, ce repas dont elle savoure chaque instant. Le mélange du miel et du thé noir lui laisse un goût de caramel qu&#8217;elle efface à regret par un brossage de dents méticuleux.<br />
Eugénie effleure son corps tout en se déshabillant. Qu&#8217;elle l&#8217;aime ce corps ! Aussi doux qu&#8217;une peau de pêche, aussi odorant qu&#8217;une rose, si elle pouvait, elle se mangerait !<br />
Eugénie entend les bruits de la ville qui s&#8217;éveille. Les gens s&#8217;interpellent, les coqs chantent et les voitures tirées par des chevaux grincent.<br />
Par la fenêtre ouverte afin de disperser le musc de la nuit, Eugénie perçoit les odeurs mêlées du crottin de cheval, des feux de cheminée, et des bassines jetées dans la rue.<br />
Eugénie chantonne. En ce début de journée particulière, son esprit est léger, presque euphorique. Mais Dieu l&#8217;en garde, elle ne se laissera pas gagner par la vanité du bonheur, non. Elle tient à raison garder afin de se concentrer sur la journée qui l&#8217;attend.<br />
Elle pense néanmoins déjà à sa soirée.<br />
Tout d&#8217;abord, l&#8217;inspection de ce corps qu&#8217;elle aime tant. Si l&#8217;inscription du temps sur son visage l&#8217;inquiète et la fascine tout à la fois, elle tient lors de cette toilette solitaire, à rendre hommage à la douceur de sa peau. La laver est certes important, mais la caresser, la masser, l&#8217;oindre de cette huile- merveilleux présent d&#8217;un amant éperdu- lui permet de communiquer avec sa chair, de réveiller sa tonicité.<br />
Tandis qu&#8217;elle perçoit vaguement les chants enroués des coqs se mêlant aux grincements des voitures, Eugénie tente de soigner son personnage aussi méthodiquement qu&#8217;à l&#8217;accoutumée.</p>
<p>Après sa toilette et son massage intégral, elle choisit sa tenue. Le soleil de début d&#8217;été est encore timide et ne réchauffe pas encore suffisamment. Elle doit donc se parer de bas, avant d&#8217;enfiler une robe vert émeraude. Elle sait que ses choix vestimentaires doivent refléter toute l’ambiguïté de sa féminité. Son costume doit tout à la fois permettre aux plus effarouchés d&#8217;oser l&#8217;aborder et refréner les ardeurs des malotrus.<br />
Au moment où Eugénie allait s&#8217;occuper de son épaisse chevelure, elle entendit frapper à sa porte.<br />
Rares étaient les visiteurs aussi matinaux, aussi fut-elle surprise, voire contrariée par cet événement.<br />
« Qui est là », s&#8217;entendit-elle prononcer, alors qu&#8217;elle continuait d&#8217;arranger sa chevelure dans le miroir.<br />
« C&#8217;est Mme Machin, votre concierge », clama une voix éraillée.<br />
Eugénie quitta sa coiffeuse à regret et alla jusqu&#8217;à la porte.<br />
Mme Machin était une vieille femme d&#8217;ordinaire discrète s&#8217;occupant de ce vieil immeuble bourgeois situé en plein centre de la capitale. Elle ne s&#8217;aventurait jamais à des heures indues auprès des locataires. Aussi, malgré cette interruption contrariante, Eugénie vit sa curiosité grandir à mesure qu&#8217;elle se rapprochait de la porte.<br />
Ayant regardé par son oeilleton afin de vérifier l&#8217;identité de son interlocutrice, Eugénie ouvrit d&#8217;une manière énergique son battant et trouva Mme Machin sur son paillasson, légèrement essoufflée et bien voûtée.<br />
« Pardonnez cette intrusion de si bon matin Mademoiselle, mais une personne de sexe masculin, d&#8217;ailleurs très élégante, a tambouriné allègrement à la porte de ma loge avant même que le coq ne chante. Il m&#8217;a prié instamment de vous communiquer cette missive » raconta la vieille dame.<br />
« Il m&#8217;a semblé mystérieux, sombre et tourmenté, aussi craignant qu&#8217;il ne s&#8217;agisse d&#8217;une mauvaise nouvelle, je me suis dépêchée de vous la transmettre » ajouta-t-elle.<br />
Eugénie écoutait Mme Machin mais son esprit s&#8217;affolait, son cœur s&#8217;accélérait, et ses mains tremblaient légèrement lorsqu&#8217;elle saisit l&#8217;enveloppe que la concierge lui tendait.<br />
« Vous êtes bien aimable » lui répondit-elle, tâchant de dissimuler son trouble derrière un large sourire.<br />
« Voulez-vous une tasse de thé pour vous remercier de votre peine ? » espérant de toutes ses forces qu&#8217;elle refusât.<br />
« Je vous remercie mon petit, mais la journée commence tout juste, et mes devoirs m&#8217;appellent »<br />
Déjà, elle tournait le pas et redescendait l&#8217;escalier.</p>
<p>Eugénie, tremblante, referma la porte et s&#8217;y adossa. L&#8217;état d&#8217;euphorie qui l&#8217;habitait depuis qu&#8217;elle avait ouvert les yeux avait laissé place à une angoisse grandissante.<br />
Elle redoutait connaître le contenu de cette enveloppe.<br />
Fébrile, elle l&#8217;ouvrit d&#8217;un geste sec, et la lut d&#8217;un trait. Son visage se figea, blêmit, et elle fut obligée de se laisser glisser au sol, terrassée par les sanglots qui l&#8217;assaillaient.<br />
Le temps a passé&#8230;<br />
Eugénie épluche les pommes de terre, les yeux posés sur le champ voisin. Ce début de journée s&#8217;annonce clair et doux, et les oiseaux pépient gaiement.<br />
Là-bas, au loin, elle aperçoit Jean qui, aidé de Matuvu, le percheron fidèle, laboure consciencieusement la terre. C&#8217;est une belle image qui emplit Eugénie de simple bonheur.<br />
Elle sait que bientôt, il sera l&#8217;heure d&#8217;aller chercher Jeannette leur petite fille, qui déjà éveillée, attend sagement sa maman sans son lit en babillant.<br />
Eugénie ignore encore que cette petite vie tranquille sera bientôt perturbée par l&#8217;arrivée d&#8217;une nouvelle guerre, et elle savoure simplement ce moment, comme un juste retour des choses. Car personne, pas même elle, n&#8217;aurait pu imaginer qu&#8217;elle puisse accéder à ce sentiment de plénitude, à l&#8217;amour, à la maternité&#8230;<br />
Qui aurait pu parier sur la possibilité pour une telle âme damnée, d&#8217;enfin goûter à une tranquillité tant espérée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>**************</strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter size-full wp-image-8771" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/images1.jpg" alt="images" width="204" height="247" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>&#8220;L’Homme portant une blouse&#8221;</strong> de Gustave Caillebotte<br />
Texte de Joëlle GARCONNET</p>
<p style="text-align: left">Pierre,<br />
Une vie ordinaire.</p>
<p>L&#8217;homme, vêtu d&#8217;une blouse bleue, les mains derrière le dos, tourné vers la mer, suit tranquillement le chemin des bords de mer.<br />
Une femme, avec une ombrelle, marche, à bonne distance, devant lui. Il a réglé son pas sur le sien.<br />
Il est bientôt midi, le soleil brille au firmament, mais la lumière est encore douce, la chaleur est supportable. Il regarde, tout là-bas, le pont qui enjambe la mer, vers l&#8217;ile.<br />
D&#8217;une allure calme et sereine, perdu dans ses pensées, il va, sans but fixé à l&#8217;avance. Et pourtant tous les jours c&#8217;est le même parcours&#8230;mais chaque fois, les paysages lui semblent nouveaux et familiers à la fois<br />
Tout en marchant, Pierre écoute le ressac.<br />
Il contemple, comme tous les jours et sans se lasser, les teintes qui virent aux bleus, au violine et la mer qui ajoute des reflets verts bleutés à ces couleurs indéfinissables, Il va d&#8217;un pas lent, les mains serrées l&#8217;une dans l&#8217;autre, comme s&#8217;il devait se rattacher à quelque chose de tangible, de palpable&#8230;<br />
Les mouettes piaillent et leur cri est accompagné par la danse bruyante des vagues. C&#8217;est un bruit régulier et familier dont il a à peine conscience, mais dont la mélopée ne saurait manquer à son environnement.<br />
Les embruns volettent jusqu&#8217;à lui, apportant des odeurs de mer, d&#8217;iode, de poissons et même une âcre senteur d&#8217;algues séchées et pourrissantes.<br />
Il devrait être calme et serein. Dans sa bouche, il lui semble déjà déguster les huitres qu&#8217;il a préparées dans son assiette, et qu&#8217;il mangera, dès son retour. Et pourtant&#8230;<br />
Tapis, au fond de lui, une angoisse, un soucis imprécis. Il ne saurait décrire cette inquiétude. C&#8217;est indéfinissable mais tellement présent. Terrée, enfouie, il ne sait où, cette bête malfaisante lui gâche le paysage, Mais, qu&#8217;est-ce donc, cette anxiété ? Bien sûr, depuis longtemps, il n&#8217;a pas de nouvelles d&#8217;Annette, sa fille chérie,<br />
Elle est partie, voilà deux ans déjà, avec un ami de rencontre dont il ne sait rien. Elle n&#8217;a pas donné de ses nouvelles&#8230;<br />
Il ne veut pas se laisser dominer par son imagination, et puis, aujourd&#8217;hui c&#8217;est sûr, il aura une lettre d&#8217;Annette, il veut s&#8217;en convaincre,</p>
<p>Accompagné de ce sentiment d&#8217;angoisse, il arrive devant sa simple maisonnette où l&#8217;attend la solitude. C&#8217;est presque une compagne familière.<br />
Il allait introduire la clef dans la serrure, prise sous le pot de fleurs comme il est de coutume à la campagne, quand soudain derrière lui, une sonnette de vélo retentit gaiement.<br />
C&#8217;était Gaston le facteur qui arrivait.<br />
– Bonjour Gaston, du courrier ?<br />
– Oui Pierre ? aujourd&#8217;hui j&#8217;ai une lettre de ta fille. Elle vient du Canada.<br />
Déjà Pierre suspendait son geste et se portait au devant du facteur.<br />
En se retournant, son visage fut inondé de soleil. C&#8217;était une face de vieux marin, burinée et ridée, emprunte d&#8217;une grande bonté. Éclairé de deux beaux yeux bleus délavés et d&#8217;une bouche souriante, ce visage inspirait la confiance.<br />
Gaston lui remit une longue enveloppe bistre, ornée de deux jolis timbres, sur laquelle, une écriture penchée et anguleuse s’étalait.<br />
– Merci Gaston, je ne t&#8217;offre pas un verre, je suis trop impatient de lire les nouvelles.<br />
Aussitôt, il entra et, sans perdre un instant, se précipita, pris un couteau et déchiqueta l’enveloppe, déplia la lettre et au moment d&#8217;en prendre connaissance, le même sentiment de crainte revint le tarauder et ralentir ses gestes.<br />
Il fit un effort sur lui-même et lut :<br />
Montréal, le 20 mars 1950<br />
Cher Papa, (c&#8217;était donc Annette, enfin!)<br />
Je voulais depuis longtemps te donner de mes nouvelles.<br />
J&#8217;ai eu des soucis de santé et d&#8217;argent, mais aujourd&#8217;hui je vais mieux.<br />
Je vis seule, j&#8217;ai un petit garçon de six mois, un petit Loïc. Lui et moi nous aimerions te voir, mais hélas je ne peux pas rentrer, faute d&#8217;argent.<br />
Je sais que je t&#8217;ai beaucoup négligé, néanmoins, j&#8217;ose te demander de m&#8217;aider, je n&#8217;ai que toi, et j&#8217;ai toujours pu compter sur toi.<br />
Dans l&#8217;attente de ta réponse que j&#8217;espère favorable, je t’envoie nos affectueux baisers.</p>
<p>Ta fille<br />
Annette.<br />
Sa petite rente était trop faible pour qu&#8217;il ait de l&#8217;argent de côté. Il avait rapporté de ses voyages des choses de valeur. Il devrait se séparer d&#8217;un de ses objets qu&#8217;il aimait et il pourrait satisfaire à la demande de sa fille.<br />
Il allait revoir Annette et connaître Loïc. Il avait un petit fils !<br />
Le temps a passé ! Bientôt vingt ans que sa fille est là.<br />
Que de péripéties ! de chamboulements !<br />
Pierre a vendu son vieux vase Ming. Il pensait que son prix élevé, suffirait à couvrir le voyage et l&#8217;installation de sa fille et de son petit fils.<br />
Hélas !&#8230;<br />
Aujourd&#8217;hui, il est encore plus vieux, plus ridé, moins alerte : les promenades en bord de mer ne sont plus que des souvenirs, il sort parfois sa chaise, au soleil, devant la porte.<br />
Sa fille est revenue et avec elle, dans son maigre bagage, une kyrielle de problèmes. Elle s&#8217;est installée avec son gentil poupon, elle a investi la maison, reléguant son père dans la soupente, ne cherchant pas de travail, se contentant de vivre à ses crochets.<br />
Pierre ne lui en veut pas, il essaie de profiter au maximum de leur présence et a continué à vendre toutes ces choses auxquelles il était attaché et qui lui racontaient ses longs voyages,<br />
De temps en temps il relativise : ce ne sont que des objets&#8230;<br />
Bientôt, il le sent, la vie lui échappera, il remercie le ciel de lui avoir permis de vivre avec Loïc qui l&#8217;aime et qu&#8217;il aime.<br />
Il l&#8217;a aidé à devenir un homme. Il a fait l’école Boule et plus tard, il s&#8217;installera comme ébéniste. Il est doué, il lui a fait un très joli banc pour reposer ses vieilles jambes.<br />
L&#8217;amour, pense-t-il est un baume qui aide à supporter les aléas de la vie.<br />
.<br />
Il n&#8217;est pas triste,</p>
<p>il a vécu.</p>
<p style="text-align: center"><strong>******************</strong></p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8774" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/05/caillebotte_homme-c3a0-la-fenc3aatre-205x300.jpg" alt="caillebotte_homme-c3a0-la-fenc3aatre" width="205" height="300" /></p>
<p style="text-align: center"><strong> &#8220;Jeune homme à sa fenêtre&#8221;</strong> de Gustave Caillebotte<br />
Texte de Jérôme Chéry</p>
<p style="text-align: left">Edmond ne se lassait pas de la vue : la rue passante, à la fois pressée et indolente, hautaine et populaire, jeune et vieille. Le parfait résumé de la vie elle-même. &#8211; Mais où vont-ils donc, tous ces gens ? Le nez en l’air ou les yeux dans le caniveau, ils vont bien quelque part, non ? &#8211; Je crois qu’on peut dire qu’ils vont chez eux, ou qu’ils en viennent. C’est l’un ou l’autre en fait. Tu n’es pas d’accord, Edmond ? Edmond ne répondit pas, il ne se donna même pas la peine de se retourner vers son interlocuteur. Lionel avait déjà vues des statues plus vivantes, et même pour certaines, plus affables. Un crieur de rue s’époumonait là en bas : “les Dernières Nouvelles en Direct du Sénat ! La Science au Chevet de la République ! En page centrale, tous les détails sur la Révolte des Ecrivains !” Edmond se renfrogna mais son regard ne quitta pas pour autant le fleuve bigarré de la rue. &#8211; Les écrivains ont toujours un ego surdimensionné, c’est bien là tout le problème ! &#8211; Mais&#8230; je veux dire&#8230; Toi aussi, tu es écrivain, non ? l’interrogea Lionel. &#8211; Ma foi oui, ou en tout cas, je l’ai été. Mais j’ai ceci de plus qu’eux : moi je sais rester humble. Et il vaut mieux, au vu de la tâche qui m’attend. &#8211; Je vois. Alors, c’est bel et bien décidé, ils vont te recevoir ? Officiellement ? Dans la bouche de Lionel, ce mot était lourd de sens. Edmond ne répondit pas plus cette fois, mais il tendit à un Lionel un lourd feuillet aux armes de la République. &#8211; Mazette, lâcha Lionel malgré lui. &#8211; Tout a commencé alors que je n’avais pas même dix ans&#8230; &#8211; Quoi ? Mais de quoi parles-tu au juste Edmond ? Edmond indiqua le papier officiel. &#8211; Cette décision, Lionel, sera incomprise. J’espère que tu en es conscient. Et je ne cherche pas à me justifier, mais je voulais que quelqu’un puisse raconter l’histoire, toute l’histoire&#8230; Et il laissa ce mot en suspens. Lionel se demanda ce qu’il pouvait y avoir de si intéressant, là, en bas, dans la rue. Peut-être qu’il voulait juste éviter son regard ?</p>
<p style="text-align: left">-Et donc, tu as pensé à moi. Bon élève, bon journaliste, mais assez mauvais ami pour être objectif ? Je me trompe ? &#8211; Je n’ai jamais dit que tu étais bête, Lionel. Dès lors que tu surveilles ton ego, bien sûr&#8230; Lionel préféra ne pas relever. A cet instant, la curiosité l’emportait largement. &#8211; Admettons : que t’est-il arrivé à dix ans ? &#8211; Alors que je n’avais pas même dix ans, justement. J’ai écris ceci : ce sont nos yeux qui forgent nos réalités. Il avait mis une certaine emphase dans ces mots. &#8211; Humm, je vois. J’imagine que c’est profond&#8230; ou bien creux. C’est l’un ou l’autre en fait. Tu n’es pas d’accord, Edmond ? &#8211; Ne blasphème pas, Lionel ! Après tout les journalistes ne sont que des pisse-lignes. En somme des écrivains ratés. Mais pas de disputes, je n’ai pas le temps pour ça&#8230; Approche de la fenêtre, et regarde. Regarde les donc&#8230; D’après toi que voient leurs yeux ? Que sont donc leurs réalités ? Lionel se pencha vers les flots bruyants. &#8211; Je l’ignore, Edmond. Personne ne peut le savoir&#8230; &#8211; Moi, je le sais, et c’est pour ça que le Sénat va me recevoir&#8230; Les gens, la populace j’entends, ne voient plus rien. Ils se laissent bercer par la mauvaise littérature. De vulgaires romans de gare. Ils ont perdu tout libre-arbitre, leur réalité est un mensonge ! Lionel était abasourdi. Il ne reconnaissait plus son ancien ami. &#8211; Ne dit pas de sottises. Et déjà, combien savent seulement lire ? &#8211; Fort peu, c’est vrai, mais ceux-là guident tous les autres, bien sûr. Tu es assez journaliste pour le savoir. &#8211; Mais quand bien même ! Que veux-tu y faire ? &#8211; Nous devons mettre à bas toute cette mauvais littérature, et tout recommencer depuis zéro ! C’est ce que je dirais tout à l’heure au Sénat. &#8211; Es-tu fou ? Tu brûlerais tout Victor Hugo ? &#8211; Oh pas moi, Lionel, mais oui quelqu’un devra bien le faire ! Cette décision sera incomprise, je le sais bien. C’est pour ça que j’ai besoin de toi&#8230; Edmond était toujours penché, à observer la rue. Lionel se dit qu’il n’aurait qu’une chance. Une chance de faire basculer l’homme qui voulait faire basculer l’Histoire.</p>
<p style="text-align: center"><strong>********************</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Bientôt un diaporama de la matinée</strong></p>
<p style="text-align: left">
<p style="text-align: center">
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		<title>Rencontre avec Claire Cantais</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 08:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Thinon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En ce mois d'avril pluvieux il existe un canton" heureux" celui de Montlouis  qui .....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8754" class="wp-caption aligncenter" style="width: 224px"><a href="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/affiche_A4-Claire-Cantais11.pdf"><img class="size-medium wp-image-8754 " src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/affiche-214x300.jpg" alt="affiche" width="214" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">affiche réalisée par la mairie de Véretz</p></div>
<p style="text-align: center">
<p>En ce mois d&#8217;avril pluvieux il existe un canton&#8221; heureux&#8221; celui de Montlouis  qui en partenariat avec la Direction Départementale du Livre et de la Lecture (excusez du peu!) a su sous l&#8217;impulsion ô combien efficace de Véronique bibliothécaire à Véretz mettre sur pied l&#8217;accueil de Claire Cantais, auteur, illustratrice  jeunesse   <a href="http://clairecantais.fr/">http://clairecantais.fr/</a></p>
<div id="attachment_8746" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8746" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/Claire-Cantais-DSC00114-300x225.jpg" alt="Claire Cantais DSC00114" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Photo de Laure Lelandais</p></div>
<p>Pour cette animation basée principalement sur des ateliers,  Claire a pu faire partager son univers aux enfants aussi bien en milieu scolaire (interventions à Véretz et Montlouis) qu&#8217;en accueil tout public à la bibliothèque de la Ville aux Dames</p>
<p>Il me tenait à cœur de vous en faire part&#8230;Merci pour l&#8217;implication des différentes équipes !</p>
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		<item>
		<title>Fiche de lecture d&#8217;un roman peu conventionnel.</title>
		<link>http://www.tourainemedia.com/2012/04/25/fiche-de-lecture-dun-roman-peu-conventionnel/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 11:18:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>goupil</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« La Forêt des Damnés » de Carrie Ryan aux éditions France Loisirs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8719" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/forêt-damnés.jpg" alt="forêt damnés" width="201" height="292" /></p>
<p><strong>Biographie de l&#8217;auteure</strong> : Carrie Ryan a passé son enfance à Greenville, en Caroline du Sud (États- Unis) où elle est née. Diplômée en Droit elle vit aujourd&#8217;hui à Charlotte, en Caroline du Nord avec son fiancé, écrivain et avocat.</p>
<p><em><strong>La Forêt des Damnés</strong></em>, The Forest of Hands and Teeth (titre original) est le premier roman de l&#8217;écrivaine (on peut  définitivement lui octroyer ce titre, au vu de cette première publication de talent). Dans ces « Remerciements », Carrie Ryan écrit « <em>On dit souvent que l&#8217;écriture est un métier solitaire. J&#8217;ai eu la chance phénoménale de trouver  des  amis et des gens merveilleux pour me soutenir pendant le travail de rédaction, et je remercie tous ceux qui m&#8217;ont encouragée, donnée des conseils et écoutée dans mes errements </em>». On remercie donc l&#8217;entourage de l&#8217;auteure qui ont permis la naissance de ce premier roman, qui m&#8217;a beaucoup plus et dont la lecture a été si agréable et passionnante que je n&#8217;ai mis que trois jours à terminer ce livre de 490 pages. Et c&#8217;est justement d&#8217;« errements » dont le personnage de ce roman fait l&#8217;expérience.</p>
<p><strong>Résumé.</strong></p>
<p>Le monde de Mary est un cauchemar ! La terre est infestée de zombies. Son village, situé en pleine forêt (la forêt de Mains et de Dents)  se retrouve pris au piège et est encerclé de morts-vivants. Le grillage, réparé et contrôler quotidiennement par les « Gardiens », se trouve être la seule protection contre les zombies (et aussi contre le monde). Mais pour combien de temps&#8230; Son père et sa mère, mordus  par  les  créatures  se  retrouvent  « de  l&#8217;autre  côté ».  rejetée  par  son  frère  qui  la  rend responsable de la mort de sa mère (et qui plus est, n&#8217;a toujours pas de mari), cette jeune adolescente se retrouve obligée d&#8217;aller au couvent. Là, dans cette cathédrale aux « grandes ailes noires », elle découvre que les sœurs, censées protéger le village et veiller à son organisation, cachent de terribles secrets,  des  passages  mystérieux.  Sœur  Tabitha,  la  mère  supérieure  est-elle  une  personne  de confiance ? Que cache t-elle  aux  habitants ? C&#8217;est ce que Mary tentera de découvrir lorsqu&#8217;une certaine  Gabrielle  au  « gilet  rouge »,  extérieure  au  village  sera  accueillie  secrètement  par  la Congrégation. Parallèlement, Mary, courtisée par Harry, tentera de  lutter contre son amour pour Travis, le frère de Harry, qui est destiné à épouser Cass, qui n&#8217;est autre que la meilleure amie de Mary. Autant dire que cet amour est impossible et pourtant une idylle va naître en eux, lorsque<br />
Mary soignera Travis, blessé, au couvent. Mais l&#8217;invasion du village par les zombies va changer le cours des choses.  La responsable ? L&#8217;étrangère Gabrielle, changée en zombie et surnommée « la Rapide », due à sa rapidité et sauvagerie, responsable d&#8217;un trou dans la clôture. Comment Gabrielle est-elle devenue zombie ? Pourquoi est-elle plus féroce que les autres ? D&#8217;où vient-elle, d&#8217;un autre village ? C&#8217;est la suite de l&#8217;histoire qui nous le dit. Accompagnée  de son frère, Jed (et sa femme Betty), de Travis, Harry, Cass et Jacob (un petit garçon sauvé de l&#8217;attaque d&#8217;un zombie), Mary emprunte un chemin secret que personne n&#8217;avait osé prendre et que les Sœurs avaient caché à la population. Où mènera t-il ? C&#8217;est ce qu&#8217;il faudra découvrir en lisant le roman !</p>
<p>Le roman débute par le mot « Océan ». C&#8217;est justement cette vaste étendue d&#8217;eau salée qui va être le fil conducteur, le fil rouge de l&#8217;intrigue. En effet Mary souhaite à tout prix voir l&#8217;Océan, dont lui parlait sa mère. Mary est l&#8217;une des seules personnes du village à se poser des questions sur avant le<br />
« Retour » (avant qu&#8217;il n&#8217;y ait des zombies). Existe t-il d&#8217;autres villages semblables aux siens ? Y a t- il des endroits sans morts-vivants ? Autant de questions qui traversent l&#8217;esprit de Mary, à tel point qu&#8217;elle risque très souvent de se mettre en danger et se rend suspecte auprès des autres habitants, notamment de la communauté des sœurs qui la menace. Mary, obsédée par son désir, en devient très souvent égoïste, voir enfantine et naïve (ce qui peut irriter le lecteur) mais l&#8217;on sent une véritable évolution  du  personnage  au  fil  des  chapitres.  D&#8217;adolescente,  elle  devient  adulte,  elle  cherche désespérément des réponses et de fait gagne en maturité. Mais sa curiosité frise parfois la folie (notamment lorsqu&#8217;elle regarde les photos d&#8217;une famille décédée ou qu&#8217;elle essaye les robes d&#8217;une autre femme chez qui elle s&#8217;est réfugiée). Elle finira par atteindre son but : arriver à l&#8217;Océan, offrant au roman un caractère cyclique.  Elle  est l&#8217;incarnation de l&#8217;errance dans les derniers chapitres. &#8220;Errance&#8221; qui devient &#8220;Aboutissement&#8221;.</p>
<p><strong>Remarques personnelles.</strong></p>
<p>Il est intéressant de remarquer que le village dans lequel a grandit Mary n&#8217;a pas de nom. Ce microcosme « forestier », entouré de grillage, n&#8217;a que pour simple dénomination, « village ». Cette indécision  « nominale »  ne  rend  le  lieu  que  plus  « mystérieux ».  Cette  sensation  s&#8217;en  trouve renforcée par une indécision spatiale. En effet tout ce que le lecteur sait c&#8217;est que le village se trouve dans une forêt. On n&#8217;a aucune indication concernant le pays où pourrait se trouver, excepté vers la fin où Mary découvre des coupures de journaux parlant des gratte-ciels de New-York. Tout ceci est redoublé par une autre indécision : la temporalité. On ne sait pas véritablement en quelle année se déroule l&#8217;intrigue. Dans la première moitié du livre, on  pourrait tout à fait penser que l&#8217;histoire a lieu au Moyen-Age (des valeurs médiévales y sont prônées comme l&#8217;exaltation du mariage. En effet si une fille ne se marie pas dans ce village très tôt, elle va au couvent, la ruralité et la religion sont très  présents  également dans  le village de Mary).  C&#8217;est  seulement lorsque Mary découvre les coupures de journaux que j&#8217;ai déjà mentionné que l&#8217;on peut situer l&#8217;époque, mais sans date précise.</p>
<p>Moi, qui personnellement apprécie beaucoup les films de zombies et de morts vivants, je ne pensais pas qu&#8217;il était possible d&#8217;écrire un livre entier autour de ce sujet (et qui soit captivant du début à la fin), tout en ressentant le même  suspense et les mêmes frissons que devant un film. Et pourtant Carrie Ryan a réussi ce pari. Au fil des pages, j&#8217;ai éprouvé autant de plaisir que de peur (stress de voir certains des personnages principaux mourir) qu&#8217;au travers d&#8217;un écran.</p>
<p>Le thème de l&#8217;enfermement très présent dans ce roman fait beaucoup penser au film <em>Le village</em> par exemple. Bref ce  roman qui mêle frisson, pitié, horreur, aventure et romantisme, séduit par les nombreux points de vues évoqués, des passages très poétiques, des péripéties variées (je pense au passage du chapitre 30 au chapitre 31 où l&#8217;on passe d&#8217;une contemplation des nuages à l&#8217;incendie du village!). On ne s&#8217;ennuie pas !</p>
<p>Le roman a d&#8217;ailleurs été adapté en film ce qui prouve son succès, et un deuxième tome existe également (intitulé « Rivage mortel »). Il est vrai que l&#8217;on est un peu laissé sur sa faim, à la dernière ligne du Tome 1 car beaucoup de questions restent sans réponse (comme ce qu&#8217;il est advenu du frère de Mary par exemple), mais malgré tout le tome 1 se suffit à lui-même puisqu&#8217;en arrivant enfin à l&#8217;océan, on a l&#8217;impression que quelque chose se clôt définitivement dans l&#8217;intrigue et n&#8217;a pas besoin de suite.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8720" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/marie.jpg" alt="marie" width="426" height="240" /></p>
<p><strong>Extraits choisis :</strong></p>
<p>«<em> Nous ne savons pas s&#8217;il y a une clôture à l&#8217;autre bout de la forêt, si elle se termine quelque part. Est-ce que nous  sommes juste le jaune d&#8217;un œuf, avec la Forêt en guise de blanc et une autre clôture pour faire la coquille ? Ou  bien est-ce que la Forêt se prolonge à l&#8217;infini, envahie de Damnés et rien d&#8217;autre ? D&#8217;un certain côté, je ne peux pas concevoir qu&#8217;il y ait autre chose que la Forêt dans notre monde. </em>» (page 124)</p>
<p>« <em>La clôture, ce haut grillage de fer entrelacés qui nous protège en permanence, entoure le tout. Je me dis qu&#8217;elle est  drôlement fragile, que les plantes grimpantes aiment bien s&#8217;insinuer dans les mailles pendant l&#8217;été, ce qui donne beaucoup de travail aux Gardiens qui sont tout le temps en train de patrouiller, en train de réparer et de colmater les brèches. C&#8217;est effarant que ce soit quelque chose d&#8217;aussi délicat, un peu comme de la dentelle métallique, qui nous enferme dans ce monde. À l&#8217;abri des Damnés, mais aussi de nos rêves. </em>» (page 185)</p>
<p>Le chapitre 14 est particulièrement intense je trouve puisque c&#8217;est la première fois que Mary doit combattre un zombie : « <em>Quelque chose me tire les cheveux. Déstabilisée, je tombe sur un genou. Des bras grisâtres se tendent vivement vers moi, alors je roule sur le côté. Et je suis sur le dos, flanquée d&#8217;Argo qui aboie frénétiquement, quand une Damnée me tombe dessus. Je tâtonne dans l&#8217;herbe, autour de moi, jusqu&#8217;à ce que mes mains se referment sur le bois poli de mon couteau. Je fais de grands moulinets et je plante la lame dans l&#8217;épaule de la Damnée. C&#8217;est la première fois que je me sers d&#8217;une arme contre un Damné. En sentant le métal effilé traverser la chair et se ficher dans de l&#8217;os, je lâche un hoquet étranglé. La femme revient à la charge, le bras à moitié coupé, ses cheveux jaunes crasseux lui tombent par paquets devant la figure. J&#8217;essaie de tirer sur le couteau pour le déloger, mais je n&#8217;arrive pas à le tenir assez solidement </em>» (pages 214-215).</p>
<p>« <em>Un autre Damné a rejoint le premier derrière la clôture la plus proche de nous, attiré par les gémissements. Il fait trop sombre pour voir quoique ce soit, mais j&#8217;entends leurs ongles gratter le métal. J&#8217;entends leur désespoir. Je  me demande à qui étaient ces mains. Lesquelles ont un jour caressé la tête d&#8217;un enfant malade, touché les lèvres d&#8217;un être aimé, ou ce sont jointes pour une prière. Je me demande s&#8217;il y a celles de ma mère parmi elles </em>». (page 238-239)</p>
<p>« <em>On est à peine vivants. Chaque pas semble nous rapprocher des Damnés qui avancent à côté de nous, de l&#8217;autre côté du grillage ; on est comme leur reflet. Il y a des jours où je me demande ce qui nous différencie, à vrai dire. </em>» (Page 305)</p>
<p>« <em>On est à peine vivants. Chaque pas semble nous rapprocher des Damnés qui avancent à côté de nous, de l&#8217;autre côté du grillage ; on est comme leur reflet. Il y a des jours où je me demande ce qui nous différencie, à vrai dire. </em>» (Page 305)</p>
<p>Le chapitre 22 où elle découvre un bébé-zombie dans un berceau : « <em>À l&#8217;intérieur, il y a un enfant – un bébé qui a rejeté ses couvertures depuis longtemps. Il a la peau grisâtre et sa bouche est ouverte dans un cri perpétuel, quoique muet. Il n&#8217;est pas assez grand pour pouvoir se retourner, s&#8217;asseoir, escalader les montants. Alors il reste allongé là, à taper contre le bout du berceau avec ses jambes grassouillettes, appelant éternellement sa mère. Pour qu&#8217;elle lui donne à manger. Pour qu&#8217;elle lui donne de la chair fraîche. Il a les yeux fermés, mais je sais que c&#8217;est un Damné. Je le vois au fait qu&#8217;il n&#8217;y a pas de sang qui circule dans son corps, que la zone molle sur le haut de son crâne ne palpite plus. Je le vois à sa peau flasque. À son odeur. Et parce qu&#8217;un enfant vivant n&#8217;aurait pas survécu aussi longtemps dans ce village. Il tend un pied nu en l&#8217;air et je vois les marques de la morsure, le bracelet que dessine autour de sa cheville la blessure qui a fait de lui ce qu&#8217;il est. </em>» (page 317).</p>
<p>J&#8217;espère vous avoir convaincu et persuadé de lire ce très beau livre !</p>
<p>Tony GOUPIL.</p>
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		<title>Etes-vous amateurs de bizarreries numériques ?</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 10:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudine Chollet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet de lectures]]></category>
		<category><![CDATA[nombre d'or]]></category>
		<category><![CDATA[oulipo; poulpe]]></category>

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		<description><![CDATA[ami des "POULPIENS" et des "OULIPIENS", disciple de George PEREC ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si oui, suivez ce lien vers le post d&#8217;un confrère, Rémi Shulz, auteur de &#8220;Sous les pans du bizarre&#8221;, 2000, La Baleine-Le Seuil, ami des &#8220;POULPIENS&#8221; et des &#8220;OULIPIENS&#8221;, disciple de George PEREC  et qui a découvert dans mes romans des surprises &#8220;dorées&#8221;&#8230;</p>
<p>C&#8217;est ici:  <a title="le nombre d'or" href="http://quaternite.blogspot.fr/2012/04/ecole-l.html">http://quaternite.blogspot.fr/2012/04/ecole-l.html</a></p>
<p>Claudine Chollet</p>
<p><img class="size-thumbnail wp-image-8733  alignleft" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/la-vedette2-150x150.jpg" alt="" width="115" height="74" /></p>
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		<title>Mon poème floral !</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 18:20:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>goupil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cliquer, voir, écouter]]></category>
		<category><![CDATA[Création plurielle]]></category>
		<category><![CDATA[CPN]]></category>
		<category><![CDATA[écris à ta fleur préférée]]></category>
		<category><![CDATA[poème]]></category>

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		<description><![CDATA[

J&#8217;ai écrit à l&#8217;occasion du concours &#8220;écris à ta fleur préférée&#8221;, organisé par le CPN, un poème sur la lunaire (plante produisant d&#8217;abord des petites feuilles pourpres puis des petits disques contenant les graines de la fleur). Le but était d&#8217;écrire un poème au dos d&#8217;une carte postale, que l&#8217;on pouvait décorer selon la fleur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-8706" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/poem002.jpg" alt="poem002" width="523" height="711" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-8714" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/Poem0013.jpg" alt="Poem001" width="878" height="622" /></p>
<p>J&#8217;ai écrit à l&#8217;occasion du concours &#8220;écris à ta fleur préférée&#8221;, organisé par le CPN, un poème sur la lunaire (plante produisant d&#8217;abord des petites feuilles pourpres puis des petits disques contenant les graines de la fleur). Le but était d&#8217;écrire un poème au dos d&#8217;une carte postale, que l&#8217;on pouvait décorer selon la fleur choisie.</p>
<p>N&#8217;hésitez pas à me dire votre avis et vos critiques sur mon poème.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8713" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/image2.jpg" alt="image" width="75" height="63" /></p>
<p>Vous pouvez visionner un diaporama des cartes-poèmes <a href="http://s.joomeo.com/4f90420185c86" target="_blank">ici</a></p>
<p>L&#8217;ensemble des textes du concours est aussi disponible sur le site du <a href="http://www.fcpn.org/campagne/evenement/concours-de-poesies/" target="_blank">FCPN</a></p>
<p>Voici mon poème :</p>
<p><em><strong>Lunaria, près de chez moi.</strong></em></p>
<p>Des petits jardins<br />
Jusqu&#8217;aux grands terrains<br />
On te trouve<br />
Sur tous les chemins.</p>
<p>En mai tu te garnie,<br />
De belles Fleurs violettes<br />
Puis changeant tes habits,<br />
Tu te pares d&#8217;annuelles piécettes.</p>
<p>Par ces mots<br />
Précieuse fleur<br />
Je t&#8217;ouvre mon coeur.</p>
<p>Ô Médaille-de-Judas<br />
La vue de tes disques nacrés<br />
M&#8217;apportent la joie.<br />
Tes fruits parcheminés<br />
Sont pour moi<br />
Source de sérénité.</p>
<p>Que tu soit Herbe aux écus<br />
Ou Monnaie du pape<br />
Tes siliques,<br />
Telle cette antique pièce<br />
Romaine, que l&#8217;on frappe<br />
M&#8217;ont ému.<br />
Pièces végétales<br />
Ce sont pour toi<br />
Que j&#8217;exhale.</p>
<p>Belle lunaire<br />
Tu as tout pour plaire<br />
Une branche<br />
Dans ma chambre<br />
Augmente mon argent.<br />
Un brin<br />
sur ma porte<br />
Retire mon chagrin.<br />
ET<br />
Un bouquet<br />
Sur mon chevet<br />
M&#8217;apporte la félicité.</p>
<p>Tu ne m&#8217;es pas étrangère<br />
Chère Crucifère<br />
Tes curieuses ellipses<br />
Ne sont pas de fer&#8230;<br />
… mais d&#8217;or.<br />
Tes ovoïdes trésors<br />
éclipsent<br />
Les autres plantes<br />
Au dehors.</p>
<p>De la lune<br />
Tu as reçu tes dons<br />
Et de toi<br />
Ma lunule<br />
Je reçois la fortune.</p>
<p>Plante astrale<br />
C&#8217;est pour toi<br />
Que j&#8217;écris cette carte postale !</p>
<p>Tony GOUPIL.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le 22 mai&#8230; Venez nombreux à notre prochain atelier d&#8217;écriture !</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 16:09:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cliquer, voir, écouter]]></category>

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		<description><![CDATA[Si c’est la première fois et que vous n’êtes pas inscrit sur notre blog, nous le ferons ensemble, pensez juste à prendre votre mot de passe de messagerie vous en aurez besoin lors de l’inscription, pourquoi pas venir avec une idée d’article et quelques photos sur une clé USB mais cela n’est pas une obligation. Si vous êtes déjà venus, apportez des idées nouvelles pour changer notre thème de carnet d’écriture.

Vous savez tenir un crayon heu non… taper sur un clavier et bien c’est tout ce que l’on vous demande pour participer à notre atelier d’écriture qui cette fois sera sans “vedette”, atelier libre !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si c&#8217;est la première fois et que vous n&#8217;êtes pas inscrit sur notre blog, nous le ferons ensemble, pensez juste à prendre votre mot de passe de messagerie vous en aurez besoin lors de l&#8217;inscription, pourquoi pas venir avec une idée d&#8217;article et quelques photos sur une clé USB mais cela n&#8217;est pas une obligation. Si vous êtes déjà venus, apportez des idées nouvelles pour changer notre thème de carnet d&#8217;écriture.</p>
<p>Vous savez tenir un crayon heu non&#8230; taper sur un clavier et bien c&#8217;est tout ce que l&#8217;on vous demande pour participer à notre atelier d&#8217;écriture qui cette fois sera sans &#8220;vedette&#8221;, atelier libre !</p>
<div id="attachment_8691" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8691" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMG_11981-300x177.jpg" alt="IMG_1198" width="300" height="177" /><p class="wp-caption-text">Photo prise lors du dernier atelier d&#39;écriture à la Médiathèque d&#39;Amboise</p></div>
<p>Nous vous ferons découvrir le cadavre exquis et l&#8217;équipe vous aidera à mettre en forme un article, insérer photos et vidéos&#8230;<br />
Cette séance d&#8217;écriture sera la dernière avant l&#8217;été. Elle aura lieu au CDDP le mardi 22 Mai, de 9h30 à 12h30.<br />
Adresse : Place Raspail à Tours, salle du CARM.<br />
<span style="color: #ff0000"><a href="https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFc0ZWN0VklWcVBfOUJiWTFqSzIweWc6MA#gid=0" target="_blank">Inscription obligatoire</a></span></p>
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		<title>Des escargots s&#8217;invitent à ma table</title>
		<link>http://www.tourainemedia.com/2012/04/14/des-escargots-sinvitent-a-ma-table/</link>
		<comments>http://www.tourainemedia.com/2012/04/14/des-escargots-sinvitent-a-ma-table/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 15:24:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudie Fonteneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet de gourmandises]]></category>
		<category><![CDATA[Cliquer, voir, écouter]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme la plupart des samedis, je vais sur le marché des Halles, acheter légumes et fruits, pour nous préparer de délicieux repas.

J&#8217;aime l&#8217;ambiance des marchés, la qualité et le prix, attention, pas toujours les moins chers mais on en espère la fraîcheur, le contact avec les commerçants à la peau burinée me plaît, le voisinage se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme la plupart des samedis</strong>, je vais sur le marché des Halles, acheter légumes et fruits, pour nous préparer de délicieux repas.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-8674" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMG_1703-1-300x200.jpg" alt="escargots" width="300" height="200" /></p>
<p><strong>J&#8217;aime l&#8217;ambiance des marchés</strong>, la qualité et le prix, attention, pas toujours les moins chers mais on en espère la fraîcheur, le contact avec les commerçants à la peau burinée me plaît, le voisinage se retrouve, se raconte les évènements de la semaine, actuellement, les politiques s&#8217;organisent et distribuent leurs tracts de campagne, les étals plus colorés les uns que les autres me tentent, bon, aujourd&#8217;hui c&#8217;est surtout épinard !<br />
Du fer des vitamines, la santé plein l&#8217;assiette !&#8230; 1kg d&#8217;épinards, s&#8217;il vous plaît&#8230; oeufs, pommes, fromages et du pain remplissent aussi mon panier !</p>
<p><img class="size-medium wp-image-8675 alignnone" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMG_1699-1-300x203.jpg" alt="IMG_1699-1" width="300" height="203" /><img class="size-medium wp-image-8676 alignnone" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMG_1814-1-300x200.jpg" alt="IMG_1814-1" width="300" height="200" /><img class="alignnone size-medium wp-image-8677" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMG_1704-1-300x203.jpg" alt="IMG_1704-1" width="300" height="203" /><img class="alignnone size-medium wp-image-8678" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMG_1714-1-300x200.jpg" alt="IMG_1714-1" width="300" height="200" /></p>
<p><strong>Arrivée dans ma cuisine je commence à préparer les épinards</strong>, et là&#8230; un escargot pointe ses cornes&#8230; pas question de lui faire mal, je le pose sur ma table, je continue&#8230; oh&#8230; un bébé escargot s&#8217;extirpent d&#8217;une autre feuille, que faire de cette famille&#8230; je le mets avec sa maman ou sa tante enfin un confrère sur ma table !&#8230; et là, commence une valse d&#8217;escargots, ma nappe devient une autoroute pour véhicules lents, une course s&#8217;engage et une rencontre s&#8217;opère&#8230; je prends mon appareil photo, je passerai bien 30mn à les photographier&#8230; bon, c&#8217;est pas le tout, le déjeuner est en stand-by, je finis ma préparation puis je prends ma progéniture que je vais déposer dans le massif en bas de chez moi, en leur souhaitant longue vie !&#8230; Ces petits gris ont bavé à souhait sur ma nappe, un coup d&#8217;éponge et tout a disparu&#8230; Mes épinards à la crème furent très bons&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-8682" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMG_1717-11-300x200.jpg" alt="IMG_1717-1" width="300" height="200" /></p>
<p style="text-align: center">J&#8217;aime beaucoup ces petits gris gentils de la campagne et non pas ces petits gris des villes qui nous mettent des PV ! Hou ou ou ou&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong><em><span style="text-decoration: underline">Mon Haiku :</span><br />
Escargots petits gris<br />
Circulent sur ma nappe<br />
Bave assurée ! </em></strong></p>
<p>Photos personnelles de Claudie</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Festival Bruissements d&#8217;Elles&#8230; fin !</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 08:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudie Fonteneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Cliquer, voir, écouter]]></category>
		<category><![CDATA[Ben]]></category>
		<category><![CDATA[Bruissements d'Elles]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Malraux]]></category>
		<category><![CDATA[évasion]]></category>
		<category><![CDATA[Maurane]]></category>

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		<description><![CDATA[Qualité cette année du festival Bruissements d&#8217;Elles ! Mais les années précédentes ne furent pas mal non plus, la découverte de talents sont nombreux à chaque fois, chaque année de nouveaux partenaires  culturels de l&#8217;agglomération tourangelle se rajoutent.
La soirée de lancement du 21 février avec Chloé Lacan m&#8217;avait emballée, voir mon article. Retour sur 3 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qualité cette année du festival Bruissements d&#8217;Elles</strong> ! Mais les années précédentes ne furent pas mal non plus, la découverte de talents sont nombreux à chaque fois, chaque année de nouveaux partenaires  culturels de l&#8217;agglomération tourangelle se rajoutent.</p>
<p>La soirée de lancement du 21 février avec <a href="http://www.tourainemedia.com/2012/02/26/festival-bruissements-delles-lancement-avec-chloe-lacan/" target="_blank">Chloé Lacan</a> m&#8217;avait emballée, <a href="http://www.tourainemedia.com/2012/02/26/festival-bruissements-delles-lancement-avec-chloe-lacan/" target="_blank">voir mon article</a>. Retour sur 3 spectacles&#8230; après la soirée de lancement !</p>
<p><strong>Mardi 13 mars</strong>, j&#8217;ai vu à l&#8217;espace Malraux dans une petite salle, la <a href="http://www.arc-electrique.com/" target="_blank">Cie l&#8217;Arc électrique</a> interprété <strong>Ben</strong>&#8230; comment dire&#8230; ça m&#8217;a pas transporté !&#8230;Mais, c&#8217;est certainement la surprise du sujet qui m&#8217;a dérangé puis je ne me suis pas acclimatée, je venais chercher de la légèreté, du rire, de la détente et j&#8217;ai entendu un sujet de notre société.<a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/Fetes-festivals/n/Contenus/Articles/2012/03/13/Premiers-Bruissements-avec-Ben" target="_blank"> </a><a href="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/Premiers-Bruissements-avec-Ben.pdf" target="_blank">Lire l&#8217;article de la NR</a></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-8651" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/ben_malraux-213x300.jpg" alt="Ben" width="213" height="300" /></p>
<p>Spectacle de Charlotte  Gosselin et Didier Girauldon. Ben, livreur de pizzas, c&#8217;est Charlotte. Cette pièce ou one &#8220;woman&#8221; show fait parti d&#8217;un projet &#8220;A nous la parole&#8221; qui a entamé des rencontres et des ateliers avec les habitants des quartiers de Joué lès Tours.</p>
<p><em> &#8220;Dans le noir, des traits de lumière forment des objets, des figures. Un petit être se détache de l&#8217;ombre, il est vêtu d&#8217;habits qui semblent trop grands pour lui. C&#8217;est Ben.<br />
Ce matin, Ben ne s&#8217;est pas rendu au travail. Comme chacun d&#8217;entre nous pourrait le faire, il a décroché. Au premier feu rouge, au lieu de tourner à droite, comme tous les jours, il s&#8217;est mis à rouler, rouler jusqu&#8217;au bord du bout du monde. D&#8217;un coup d’accélérateur, sur sa vieille Moto bécane rafistolée, le voilà projeté dans le néant.&#8221;</em></p>
<p>Voilà, le décor est planté !&#8230;</p>
<p>C&#8217;est un théâtre humain, engagé qui souhaite nourrir une démarche citoyenne, enveloppé de poésies&#8230; Mettre le théâtre au service de tous&#8230; Pari certainement gagné, et, je l&#8217;espère, mais j&#8217;ai pas partagé&#8230; Ça plombe la soirée !</p>
<p><strong>Jeudi 15 mars</strong>, retour à l&#8217;Espace Malraux, pour écouter <strong><a href="http://www.maurane.be/" target="_blank">Maurane</a></strong>, un régal pour nos oreilles. Pas de doute, Maurane est née dedans !&#8230; de son véritable nom Claudine Luypaerts, née le 12 novembre 1960 à Ixelles en Belgique, de parents musiciens, élevée et bercée dans la musique depuis toute petite, c&#8217;est à l’adolescence qu&#8217;elle tente des concours de chants. Repérée par Pierre Barouh, sa carrière s&#8217;enrichira jusqu&#8217;à la mener au summum.<br />
Dans son dernier album &#8220;Fais moi une fleur&#8221;, Maurane s&#8217;est laissée guider par son cœur ! L&#8217;écouter c&#8217;est l&#8217;adopter !&#8230;</p>
<div id="attachment_8650" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8650" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/IMGP0748-300x225.jpg" alt="Maurane et ses musiciens" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Maurane et ses musiciens</p></div>
<p>Concert de presque 2h, exceptionnel&#8230;. accompagnée du guitariste émérite Louis Winsberg, arrangeur de l&#8217;album &#8220;Nougaro&#8221;, Maurane est heureuse sur scène, parle à son public à chaque morceau, très humaine, très proche, elle raconte sa vie entre 2 personnes, elle et son public, une bonne copine qui nous réchauffe de sa voix, 2 rappels à la fin et vraiment pas envie que tout ça se termine, elle interprétera de Nougaro &#8220;Toulouse&#8221; et&#8230; c&#8217;est bon !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8649" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/fais-moi-une-fleur_l.jpg" alt="fais-moi-une-fleur" width="277" height="277" /><strong>Mardi 20 mars</strong>, un groupe de 5 femmes <a href="http://www.myspace.com/evasiongroupe" target="_blank">&#8220;Evasion&#8221;</a> passe à la Pléiade, du pur bonheur ! 5 voix de femmes complices depuis l&#8217;enfance, d&#8217;origines culturelles variées (Italie, Portugal, Algérie et Bretagne), fêtent leur 20 ans de tournées, bon, j&#8217;ai du mal à y croire, tellement elles paraissent jeunes ! Mais quels talents ! Pétillantes, Laurence, Anne-Marie, Nathalie, Soraya et Gwénaëlle sont auteures interprètes, leur complicité se voit. Elles commencent dans la salle, a cappella puis petit à petit, montent sur scène, les femmes d&#8217;Evasion nous emmènent dans les villages du soleil, en Espagne ou au Portugal, un arc-en-ciel de couleurs ocre, rouge, orangé flotte derrière elles, ce concert en polyphonie donne du peps ! Seul Serge au piano les accompagne&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-8664" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/concert_5_voix-300x212.jpg" alt="concert_5_voix" width="300" height="212" /></p>
<a href="http://www.tourainemedia.com/2012/04/14/festival-bruissements-delles-fin/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a>
<p><em>Hymne aux différences, hommage à la vie et à la joie. Car, si elles ne sont pas d&#8217;accord sur ce qui les entoure, sur la violence, le racisme, la haine, la pauvreté, l&#8217;injustice, elles sont aussi émerveillées par l&#8217;amitié, la différence, le mélange, l&#8217;amour, la sagesse et la maternité. Alors, les chants sont graves ou émouvants mais surtout gais, joyeux, vivifiants ! Elles chantent en espagnol, cubain, africain, andalou, tzigane, portugais, catalan, tunisien, français, arabe et brésilien..</em>. Un brassage des cultures en musique, oui, j&#8217;ai adoré et j&#8217;y retourne !</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-8665" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/concert_5_voix1-300x212.jpg" alt="concert_5_voix1" width="300" height="212" /></p>
<p>C&#8217;est frais et ça nous rend heureux, au moins durant le concert !&#8230; Même pas 80 personnes présentes à la Pléiade pour cet instant d&#8217;1h de qualité et c&#8217;est dommage, elles l&#8217;ont d&#8217;ailleurs fait remarquer !</p>
<p>Je ne peux que vous conseiller de vous rendre vendredi 20 avril à 21h au <a href="http://www.saintpierredescorps.fr/images/actualites/agendaculturel/saison2011-2012/plaquette_culturelle_web.pdf" target="_blank">Centre culturel de St Pierre des corps</a>, les retrouver, elles partagent l&#8217;affiche avec une autre artiste Michèle Bernard et son accordéon</p>
<p>Dans le Festival Bruissements d&#8217;Elles, des chanteuses, oui mais pas que&#8230; c&#8217;est un festival qui met en lumière des artistes féminines dans d&#8217;autres domaines artistiques, la peinture, la sculpture, parallèlement, il est possible d&#8217;admirer leurs oeuvres avant les concerts. Avec plaisir, j&#8217;ai pu revoir des oeuvres de Laurence Dréano et découvrir les sculptures et tableaux de Laurelle Bessé Bourdin, de Florence Lespingal et Sylvie Vannier</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-8670" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/04/Maurane-300x212.jpg" alt="Maurane" width="300" height="212" /></p>
<p>Photos personnelles de Claudie</p>
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