11ème rendez-vous lecture en Bouchardais
11 mars 2010 dans A la Une, Carnets d'écriture, Cliquer, voir, écouter par Catherine Dampierre

sélection P. Cauvin
Nous étions une bonne quinzaine pour ce onzième RDV lecture avec en vedette américaine, Patrick Cauvin, non pas en chair et en os mais mis en bouche par Bernard Borgne de la coterie poétique de Chinon. Il et elle, nous ont présenté cet écrivain très éclectique que beaucoup parmi nous connaissaient et se rappelaient les lectures rafraîchissantes, l’humour et la verve.
Puis a suivi ce moment attendu de partage et d’échange de lectures.
Contrairement à Aurélie, Bernadette a bien apprécié Mon père est une femme de ménage de Saphia Azzédine : Un ado de 14 ans évoque son père « technicien de surface », un père qu’il aime mais dont il a honte de l’emploi et s’en veut, comme il s’en veut de ne pas lui montrer davantage son affection.
Nadine a lu avec plaisir et rapidité le dernier Xénakis, J’aurais dû épouser Marcel, avec le sentiment que c’était son dernier roman.
Guy s’est plongé avec beaucoup d’intérêt dans  Marie de Marek Halter et le fameux document trouvé à la fin a suscité bien des commentaires.
Nicole T. a découvert Anne Wiazemski avec son dernier roman Mon enfant de Berlin dont elle a apprécié la lecture facile, bien documentée et émouvante.
Aurélie s’est attaquée à Zafon et Le jeu de l’Ange avec une légère appréhension mais n’a pas lâché ce roman dont elle a évoqué la lecture fluide et le contenu énigmatique avec beaucoup d’enthousiasme. Enthousiasme tempéré par Pierrette, un peu déçue et qui a trouvé ce 2ème roman plus laborieux que le précédent L’Ombre du vent qu’elle conseille de lire en premier.
Michelle nous a présenté Le goût du bonheur, trilogie-saga familiale qui se déroule au Canada entre les deux guerres. Elle y a appris beaucoup sur la vie quotidienne pendant cette période, sur la condition des femmes, les premières suffragettes…En complément à cette lecture, elle nous conseille le documentaire fort intéressant Les femmes dans la guerre 39-45.
Josette, elle, a eu beaucoup plus de difficultés de lecture avec Bonbon Palace d’Elif Shafak dont elle a trouvé le style compliqué et le contenu déroutant. Malgré tout, cette histoire de maison d’Istamboul est intéressante et surtout l’histoire de ses locataires, racontée avec humour.
Par contre, elle a aimé sans réserve Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra.
Pierrette et Marie Claire ont présenté en duo Column Mc Cann Et que le vaste monde poursuive sa course folle, Les saisons de la nuit, Le fils du Coyotte ; un auteur dont elles ont parlé avec ferveur et qu’elles conseillent pour sa densité, son optimisme et son humanité.
Monique a découvert Catherine Clément (présidente du Livre Inter 2010) dont elle a lu Martin et Hannah, facile à lire, romanesque mais au final beaucoup moins que la réelle histoire de Martin Heidegger et Hannah Arendt. Elle a préféré La princesse mendiante, roman bâti comme un conte, un peu fantastique mais partant d’un fait réel, bien documenté et qui met en valeur la richesse de l’histoire de l’Inde dans une écriture très contemporaine qui laisse la place belle aux dialogues.
Annick, qui connaît bien Paris, a été passionnée par la lecture de Métronome de Lorant Deutsch qui fait découvrir l’histoire de Paris à travers 21 stations de métro.
Patrick, lui, en habitué du réseau francilien est lecteur de polars et vient de découvrir via le film « Le petit vieux des Batignolles », Emile Gaboriau, père du roman policier, dont il vient de terminer L’Affaire Lerouge. Et même si la langue semble un peu désuète, l’intrigue n’a rien à envier à celles des polars contemporains ni les techniques d’enquête qui impressionnent par leur modernité.
Françoise a présenté Constance et la ville d’hiver d’Alain Dubos. Un roman facile et agréable, bien documenté sur la vie du bassin d’Arcachon et sa « ville d’hiver » dans les années 1900.
Catherine a présenté avec enthousiasme le Goncourt des lycéens 2009 Le Club des Incorrigibles Optimistes de J.M. Guenassia. Récit initiatique d’un adolescent des années 60, champion de baby-foot qui fréquente le lycée Henri IV, arpente Paris entre Luxembourg et Denfert-Rochereau et découvre le monde des adultes par l’arrière-salle d’un café où Sartre joue aux échecs avec Kessel, des réfugiés du bloc de l’Est parlent à voix basse…Michel Marini va y apprendre la vie. Une belle écriture déliée et simple, de l’humour et beaucoup d’humanité, un vrai régal de lecture. A lire absolument, avis partagé par Marie Claire.
Bien évidemment les échanges de lecture se sont terminés par des échanges de nourriture ; tous avaient eu à cœur de préparer qui un cake, qui une terrine, qui un quatre quart, sans oublier saucisson, lomo, fromage…C’était l’abondance !