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Textes de l'atelier d'écriture du 22 mars

11 mai 2012 dans A la Une, Cliquer, voir, écouter, Création plurielle par Claudie Fonteneau

ATELIERS D’ÉCRITURE à la médiathèque AIMÉ CÉSAIRE d’Amboise,

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animés par Claudine Chollet, romancière.

Claudine Chollet à Amboise

Claudine Chollet à Amboise

Textes courts sur le thème :

« Faire vivre un personnage de tableau de maître »

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PROTOCOLE DE L’ATELIER :
Choisir une reproduction de tableau.
I — Approche globale du personnage :
Trouver un nom et un prénom au personnage
En 2 ou 3 lignes, évoquer le contexte dans lequel se trouve votre personnage.
II — Plier une feuille en 6 ce qui forme 6 cases
5 cases sont attribuées aux 5 sens : vue, ouïe, odeur, goût, toucher.
Dans chaque case, en une phrase ou deux, exprimer ce que votre personnage :
– ce qu’il voit ou regarde,
– ce qu’il entend, dehors, en lui…
– les odeurs qu’il respire,
– ce qu’il a (ou va) manger,
– la sensation sous ses doigts, sur sa peau…
Et dans la 6ème case, noter le sentiment qu’il éprouve à cet instant.
III — En incluant « habilement » le contenu des cases précédentes, développer votre première approche et raconter ce que votre personnage est en train de vivre, ce qu’il pense, ce qu’il déplore ou ce qu’il espère ou s’il rêvasse.
IV — Élément perturbateur :
Un tiers fait irruption (ouvre la porte, accourt, menace, crie…) avec une nouvelle perturbante : un événement (heureux ou malheureux) qui touche de près votre personnage. Qui est cet intrus ? Quelle est cette nouvelle ? À vous de l’imaginer.
Votre personnage se retourne, vous voyez son visage. Décrire son expression.
V — Sur le mode du dialogue:
Sous le coup de cette nouvelle perturbante, imaginez un dialogue entre votre personnage et une autre personne (l’intrus, un confident, un interlocuteur téléphonique, etc.).
(En quelques échanges, on doit comprendre ce qui se passe, l’enjeu de l’évènement, comment votre personnage prend les choses (avec détachement, de façon tragique, avec humour…).
VI — Le temps a passé…
Bien des années plus tard… le décor a changé, un peu, beaucoup ou pas du tout.

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Dans cette vidéo, Micheline et Jacqueline, nous lisent leur texte

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Textes des écrivains en herbe, en voici 3 sur les 8 à publier dans les prochains jours

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“La femme à sa toilette” de Gustave Caillebotte
Texte de Laetitia Salaün

Eugénie Le Pennec entame sa journée ; On est à l’aube du 20ème siècle et en ce début d’été, le soleil ne réchauffe pas encore suffisamment les corps à son goût.

Dans cette chambre située dans un immeuble bourgeois, en plein centre de la capitale, elle commence à se dévêtir, sereine.
Cette première toilette qui, elle le sait, se répétera nécessairement tout au long de sa journée, est la plus précieuse.
C’est celle qui lui permet de se composer son personnage, à la fois romantique et charmeur, d’apprécier le reflet de son miroir, mais aussi de se pardonner…
Eugénie voit s’inscrire les stigmates du temps sur son visage. De fines ridules, un grain plus épais, chaque matin, elle les inspecte à la fois avec crainte mais aussi respect.
Eugénie garde le goût de son petit déjeuner, ce repas dont elle savoure chaque instant. Le mélange du miel et du thé noir lui laisse un goût de caramel qu’elle efface à regret par un brossage de dents méticuleux.
Eugénie effleure son corps tout en se déshabillant. Qu’elle l’aime ce corps ! Aussi doux qu’une peau de pêche, aussi odorant qu’une rose, si elle pouvait, elle se mangerait !
Eugénie entend les bruits de la ville qui s’éveille. Les gens s’interpellent, les coqs chantent et les voitures tirées par des chevaux grincent.
Par la fenêtre ouverte afin de disperser le musc de la nuit, Eugénie perçoit les odeurs mêlées du crottin de cheval, des feux de cheminée, et des bassines jetées dans la rue.
Eugénie chantonne. En ce début de journée particulière, son esprit est léger, presque euphorique. Mais Dieu l’en garde, elle ne se laissera pas gagner par la vanité du bonheur, non. Elle tient à raison garder afin de se concentrer sur la journée qui l’attend.
Elle pense néanmoins déjà à sa soirée.
Tout d’abord, l’inspection de ce corps qu’elle aime tant. Si l’inscription du temps sur son visage l’inquiète et la fascine tout à la fois, elle tient lors de cette toilette solitaire, à rendre hommage à la douceur de sa peau. La laver est certes important, mais la caresser, la masser, l’oindre de cette huile- merveilleux présent d’un amant éperdu- lui permet de communiquer avec sa chair, de réveiller sa tonicité.
Tandis qu’elle perçoit vaguement les chants enroués des coqs se mêlant aux grincements des voitures, Eugénie tente de soigner son personnage aussi méthodiquement qu’à l’accoutumée.

Après sa toilette et son massage intégral, elle choisit sa tenue. Le soleil de début d’été est encore timide et ne réchauffe pas encore suffisamment. Elle doit donc se parer de bas, avant d’enfiler une robe vert émeraude. Elle sait que ses choix vestimentaires doivent refléter toute l’ambiguïté de sa féminité. Son costume doit tout à la fois permettre aux plus effarouchés d’oser l’aborder et refréner les ardeurs des malotrus.
Au moment où Eugénie allait s’occuper de son épaisse chevelure, elle entendit frapper à sa porte.
Rares étaient les visiteurs aussi matinaux, aussi fut-elle surprise, voire contrariée par cet événement.
« Qui est là », s’entendit-elle prononcer, alors qu’elle continuait d’arranger sa chevelure dans le miroir.
« C’est Mme Machin, votre concierge », clama une voix éraillée.
Eugénie quitta sa coiffeuse à regret et alla jusqu’à la porte.
Mme Machin était une vieille femme d’ordinaire discrète s’occupant de ce vieil immeuble bourgeois situé en plein centre de la capitale. Elle ne s’aventurait jamais à des heures indues auprès des locataires. Aussi, malgré cette interruption contrariante, Eugénie vit sa curiosité grandir à mesure qu’elle se rapprochait de la porte.
Ayant regardé par son oeilleton afin de vérifier l’identité de son interlocutrice, Eugénie ouvrit d’une manière énergique son battant et trouva Mme Machin sur son paillasson, légèrement essoufflée et bien voûtée.
« Pardonnez cette intrusion de si bon matin Mademoiselle, mais une personne de sexe masculin, d’ailleurs très élégante, a tambouriné allègrement à la porte de ma loge avant même que le coq ne chante. Il m’a prié instamment de vous communiquer cette missive » raconta la vieille dame.
« Il m’a semblé mystérieux, sombre et tourmenté, aussi craignant qu’il ne s’agisse d’une mauvaise nouvelle, je me suis dépêchée de vous la transmettre » ajouta-t-elle.
Eugénie écoutait Mme Machin mais son esprit s’affolait, son cœur s’accélérait, et ses mains tremblaient légèrement lorsqu’elle saisit l’enveloppe que la concierge lui tendait.
« Vous êtes bien aimable » lui répondit-elle, tâchant de dissimuler son trouble derrière un large sourire.
« Voulez-vous une tasse de thé pour vous remercier de votre peine ? » espérant de toutes ses forces qu’elle refusât.
« Je vous remercie mon petit, mais la journée commence tout juste, et mes devoirs m’appellent »
Déjà, elle tournait le pas et redescendait l’escalier.

Eugénie, tremblante, referma la porte et s’y adossa. L’état d’euphorie qui l’habitait depuis qu’elle avait ouvert les yeux avait laissé place à une angoisse grandissante.
Elle redoutait connaître le contenu de cette enveloppe.
Fébrile, elle l’ouvrit d’un geste sec, et la lut d’un trait. Son visage se figea, blêmit, et elle fut obligée de se laisser glisser au sol, terrassée par les sanglots qui l’assaillaient.
Le temps a passé…
Eugénie épluche les pommes de terre, les yeux posés sur le champ voisin. Ce début de journée s’annonce clair et doux, et les oiseaux pépient gaiement.
Là-bas, au loin, elle aperçoit Jean qui, aidé de Matuvu, le percheron fidèle, laboure consciencieusement la terre. C’est une belle image qui emplit Eugénie de simple bonheur.
Elle sait que bientôt, il sera l’heure d’aller chercher Jeannette leur petite fille, qui déjà éveillée, attend sagement sa maman sans son lit en babillant.
Eugénie ignore encore que cette petite vie tranquille sera bientôt perturbée par l’arrivée d’une nouvelle guerre, et elle savoure simplement ce moment, comme un juste retour des choses. Car personne, pas même elle, n’aurait pu imaginer qu’elle puisse accéder à ce sentiment de plénitude, à l’amour, à la maternité…
Qui aurait pu parier sur la possibilité pour une telle âme damnée, d’enfin goûter à une tranquillité tant espérée.

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“L’Homme portant une blouse” de Gustave Caillebotte
Texte de Joëlle GARCONNET

Pierre,
Une vie ordinaire.

L’homme, vêtu d’une blouse bleue, les mains derrière le dos, tourné vers la mer, suit tranquillement le chemin des bords de mer.
Une femme, avec une ombrelle, marche, à bonne distance, devant lui. Il a réglé son pas sur le sien.
Il est bientôt midi, le soleil brille au firmament, mais la lumière est encore douce, la chaleur est supportable. Il regarde, tout là-bas, le pont qui enjambe la mer, vers l’ile.
D’une allure calme et sereine, perdu dans ses pensées, il va, sans but fixé à l’avance. Et pourtant tous les jours c’est le même parcours…mais chaque fois, les paysages lui semblent nouveaux et familiers à la fois
Tout en marchant, Pierre écoute le ressac.
Il contemple, comme tous les jours et sans se lasser, les teintes qui virent aux bleus, au violine et la mer qui ajoute des reflets verts bleutés à ces couleurs indéfinissables, Il va d’un pas lent, les mains serrées l’une dans l’autre, comme s’il devait se rattacher à quelque chose de tangible, de palpable…
Les mouettes piaillent et leur cri est accompagné par la danse bruyante des vagues. C’est un bruit régulier et familier dont il a à peine conscience, mais dont la mélopée ne saurait manquer à son environnement.
Les embruns volettent jusqu’à lui, apportant des odeurs de mer, d’iode, de poissons et même une âcre senteur d’algues séchées et pourrissantes.
Il devrait être calme et serein. Dans sa bouche, il lui semble déjà déguster les huitres qu’il a préparées dans son assiette, et qu’il mangera, dès son retour. Et pourtant…
Tapis, au fond de lui, une angoisse, un soucis imprécis. Il ne saurait décrire cette inquiétude. C’est indéfinissable mais tellement présent. Terrée, enfouie, il ne sait où, cette bête malfaisante lui gâche le paysage, Mais, qu’est-ce donc, cette anxiété ? Bien sûr, depuis longtemps, il n’a pas de nouvelles d’Annette, sa fille chérie,
Elle est partie, voilà deux ans déjà, avec un ami de rencontre dont il ne sait rien. Elle n’a pas donné de ses nouvelles…
Il ne veut pas se laisser dominer par son imagination, et puis, aujourd’hui c’est sûr, il aura une lettre d’Annette, il veut s’en convaincre,

Accompagné de ce sentiment d’angoisse, il arrive devant sa simple maisonnette où l’attend la solitude. C’est presque une compagne familière.
Il allait introduire la clef dans la serrure, prise sous le pot de fleurs comme il est de coutume à la campagne, quand soudain derrière lui, une sonnette de vélo retentit gaiement.
C’était Gaston le facteur qui arrivait.
– Bonjour Gaston, du courrier ?
– Oui Pierre ? aujourd’hui j’ai une lettre de ta fille. Elle vient du Canada.
Déjà Pierre suspendait son geste et se portait au devant du facteur.
En se retournant, son visage fut inondé de soleil. C’était une face de vieux marin, burinée et ridée, emprunte d’une grande bonté. Éclairé de deux beaux yeux bleus délavés et d’une bouche souriante, ce visage inspirait la confiance.
Gaston lui remit une longue enveloppe bistre, ornée de deux jolis timbres, sur laquelle, une écriture penchée et anguleuse s’étalait.
– Merci Gaston, je ne t’offre pas un verre, je suis trop impatient de lire les nouvelles.
Aussitôt, il entra et, sans perdre un instant, se précipita, pris un couteau et déchiqueta l’enveloppe, déplia la lettre et au moment d’en prendre connaissance, le même sentiment de crainte revint le tarauder et ralentir ses gestes.
Il fit un effort sur lui-même et lut :
Montréal, le 20 mars 1950
Cher Papa, (c’était donc Annette, enfin!)
Je voulais depuis longtemps te donner de mes nouvelles.
J’ai eu des soucis de santé et d’argent, mais aujourd’hui je vais mieux.
Je vis seule, j’ai un petit garçon de six mois, un petit Loïc. Lui et moi nous aimerions te voir, mais hélas je ne peux pas rentrer, faute d’argent.
Je sais que je t’ai beaucoup négligé, néanmoins, j’ose te demander de m’aider, je n’ai que toi, et j’ai toujours pu compter sur toi.
Dans l’attente de ta réponse que j’espère favorable, je t’envoie nos affectueux baisers.

Ta fille
Annette.
Sa petite rente était trop faible pour qu’il ait de l’argent de côté. Il avait rapporté de ses voyages des choses de valeur. Il devrait se séparer d’un de ses objets qu’il aimait et il pourrait satisfaire à la demande de sa fille.
Il allait revoir Annette et connaître Loïc. Il avait un petit fils !
Le temps a passé ! Bientôt vingt ans que sa fille est là.
Que de péripéties ! de chamboulements !
Pierre a vendu son vieux vase Ming. Il pensait que son prix élevé, suffirait à couvrir le voyage et l’installation de sa fille et de son petit fils.
Hélas !…
Aujourd’hui, il est encore plus vieux, plus ridé, moins alerte : les promenades en bord de mer ne sont plus que des souvenirs, il sort parfois sa chaise, au soleil, devant la porte.
Sa fille est revenue et avec elle, dans son maigre bagage, une kyrielle de problèmes. Elle s’est installée avec son gentil poupon, elle a investi la maison, reléguant son père dans la soupente, ne cherchant pas de travail, se contentant de vivre à ses crochets.
Pierre ne lui en veut pas, il essaie de profiter au maximum de leur présence et a continué à vendre toutes ces choses auxquelles il était attaché et qui lui racontaient ses longs voyages,
De temps en temps il relativise : ce ne sont que des objets…
Bientôt, il le sent, la vie lui échappera, il remercie le ciel de lui avoir permis de vivre avec Loïc qui l’aime et qu’il aime.
Il l’a aidé à devenir un homme. Il a fait l’école Boule et plus tard, il s’installera comme ébéniste. Il est doué, il lui a fait un très joli banc pour reposer ses vieilles jambes.
L’amour, pense-t-il est un baume qui aide à supporter les aléas de la vie.
.
Il n’est pas triste,

il a vécu.

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“Jeune homme à sa fenêtre” de Gustave Caillebotte
Texte de Jérôme Chéry

Edmond ne se lassait pas de la vue : la rue passante, à la fois pressée et indolente, hautaine et populaire, jeune et vieille. Le parfait résumé de la vie elle-même. – Mais où vont-ils donc, tous ces gens ? Le nez en l’air ou les yeux dans le caniveau, ils vont bien quelque part, non ? – Je crois qu’on peut dire qu’ils vont chez eux, ou qu’ils en viennent. C’est l’un ou l’autre en fait. Tu n’es pas d’accord, Edmond ? Edmond ne répondit pas, il ne se donna même pas la peine de se retourner vers son interlocuteur. Lionel avait déjà vues des statues plus vivantes, et même pour certaines, plus affables. Un crieur de rue s’époumonait là en bas : “les Dernières Nouvelles en Direct du Sénat ! La Science au Chevet de la République ! En page centrale, tous les détails sur la Révolte des Ecrivains !” Edmond se renfrogna mais son regard ne quitta pas pour autant le fleuve bigarré de la rue. – Les écrivains ont toujours un ego surdimensionné, c’est bien là tout le problème ! – Mais… je veux dire… Toi aussi, tu es écrivain, non ? l’interrogea Lionel. – Ma foi oui, ou en tout cas, je l’ai été. Mais j’ai ceci de plus qu’eux : moi je sais rester humble. Et il vaut mieux, au vu de la tâche qui m’attend. – Je vois. Alors, c’est bel et bien décidé, ils vont te recevoir ? Officiellement ? Dans la bouche de Lionel, ce mot était lourd de sens. Edmond ne répondit pas plus cette fois, mais il tendit à un Lionel un lourd feuillet aux armes de la République. – Mazette, lâcha Lionel malgré lui. – Tout a commencé alors que je n’avais pas même dix ans… – Quoi ? Mais de quoi parles-tu au juste Edmond ? Edmond indiqua le papier officiel. – Cette décision, Lionel, sera incomprise. J’espère que tu en es conscient. Et je ne cherche pas à me justifier, mais je voulais que quelqu’un puisse raconter l’histoire, toute l’histoire… Et il laissa ce mot en suspens. Lionel se demanda ce qu’il pouvait y avoir de si intéressant, là, en bas, dans la rue. Peut-être qu’il voulait juste éviter son regard ?

-Et donc, tu as pensé à moi. Bon élève, bon journaliste, mais assez mauvais ami pour être objectif ? Je me trompe ? – Je n’ai jamais dit que tu étais bête, Lionel. Dès lors que tu surveilles ton ego, bien sûr… Lionel préféra ne pas relever. A cet instant, la curiosité l’emportait largement. – Admettons : que t’est-il arrivé à dix ans ? – Alors que je n’avais pas même dix ans, justement. J’ai écris ceci : ce sont nos yeux qui forgent nos réalités. Il avait mis une certaine emphase dans ces mots. – Humm, je vois. J’imagine que c’est profond… ou bien creux. C’est l’un ou l’autre en fait. Tu n’es pas d’accord, Edmond ? – Ne blasphème pas, Lionel ! Après tout les journalistes ne sont que des pisse-lignes. En somme des écrivains ratés. Mais pas de disputes, je n’ai pas le temps pour ça… Approche de la fenêtre, et regarde. Regarde les donc… D’après toi que voient leurs yeux ? Que sont donc leurs réalités ? Lionel se pencha vers les flots bruyants. – Je l’ignore, Edmond. Personne ne peut le savoir… – Moi, je le sais, et c’est pour ça que le Sénat va me recevoir… Les gens, la populace j’entends, ne voient plus rien. Ils se laissent bercer par la mauvaise littérature. De vulgaires romans de gare. Ils ont perdu tout libre-arbitre, leur réalité est un mensonge ! Lionel était abasourdi. Il ne reconnaissait plus son ancien ami. – Ne dit pas de sottises. Et déjà, combien savent seulement lire ? – Fort peu, c’est vrai, mais ceux-là guident tous les autres, bien sûr. Tu es assez journaliste pour le savoir. – Mais quand bien même ! Que veux-tu y faire ? – Nous devons mettre à bas toute cette mauvais littérature, et tout recommencer depuis zéro ! C’est ce que je dirais tout à l’heure au Sénat. – Es-tu fou ? Tu brûlerais tout Victor Hugo ? – Oh pas moi, Lionel, mais oui quelqu’un devra bien le faire ! Cette décision sera incomprise, je le sais bien. C’est pour ça que j’ai besoin de toi… Edmond était toujours penché, à observer la rue. Lionel se dit qu’il n’aurait qu’une chance. Une chance de faire basculer l’homme qui voulait faire basculer l’Histoire.

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Bientôt un diaporama de la matinée


Des escargots s'invitent à ma table

14 avril 2012 dans Carnet de gourmandises, Cliquer, voir, écouter par Claudie Fonteneau

Comme la plupart des samedis, je vais sur le marché des Halles, acheter légumes et fruits, pour nous préparer de délicieux repas.

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J’aime l’ambiance des marchés, la qualité et le prix, attention, pas toujours les moins chers mais on en espère la fraîcheur, le contact avec les commerçants à la peau burinée me plaît, le voisinage se retrouve, se raconte les évènements de la semaine, actuellement, les politiques s’organisent et distribuent leurs tracts de campagne, les étals plus colorés les uns que les autres me tentent, bon, aujourd’hui c’est surtout épinard !
Du fer des vitamines, la santé plein l’assiette !… 1kg d’épinards, s’il vous plaît… oeufs, pommes, fromages et du pain remplissent aussi mon panier !

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Arrivée dans ma cuisine je commence à préparer les épinards, et là… un escargot pointe ses cornes… pas question de lui faire mal, je le pose sur ma table, je continue… oh… un bébé escargot s’extirpent d’une autre feuille, que faire de cette famille… je le mets avec sa maman ou sa tante enfin un confrère sur ma table !… et là, commence une valse d’escargots, ma nappe devient une autoroute pour véhicules lents, une course s’engage et une rencontre s’opère… je prends mon appareil photo, je passerai bien 30mn à les photographier… bon, c’est pas le tout, le déjeuner est en stand-by, je finis ma préparation puis je prends ma progéniture que je vais déposer dans le massif en bas de chez moi, en leur souhaitant longue vie !… Ces petits gris ont bavé à souhait sur ma nappe, un coup d’éponge et tout a disparu… Mes épinards à la crème furent très bons…

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J’aime beaucoup ces petits gris gentils de la campagne et non pas ces petits gris des villes qui nous mettent des PV ! Hou ou ou ou…

Mon Haiku :
Escargots petits gris
Circulent sur ma nappe
Bave assurée !

Photos personnelles de Claudie


Festival Bruissements d'Elles... fin !

14 avril 2012 dans A la rencontre, Cliquer, voir, écouter par Claudie Fonteneau

Qualité cette année du festival Bruissements d’Elles ! Mais les années précédentes ne furent pas mal non plus, la découverte de talents sont nombreux à chaque fois, chaque année de nouveaux partenaires  culturels de l’agglomération tourangelle se rajoutent.

La soirée de lancement du 21 février avec Chloé Lacan m’avait emballée, voir mon article. Retour sur 3 spectacles… après la soirée de lancement !

Mardi 13 mars, j’ai vu à l’espace Malraux dans une petite salle, la Cie l’Arc électrique interprété Ben… comment dire… ça m’a pas transporté !…Mais, c’est certainement la surprise du sujet qui m’a dérangé puis je ne me suis pas acclimatée, je venais chercher de la légèreté, du rire, de la détente et j’ai entendu un sujet de notre société. Lire l’article de la NR

Ben

Spectacle de Charlotte  Gosselin et Didier Girauldon. Ben, livreur de pizzas, c’est Charlotte. Cette pièce ou one “woman” show fait parti d’un projet “A nous la parole” qui a entamé des rencontres et des ateliers avec les habitants des quartiers de Joué lès Tours.

“Dans le noir, des traits de lumière forment des objets, des figures. Un petit être se détache de l’ombre, il est vêtu d’habits qui semblent trop grands pour lui. C’est Ben.
Ce matin, Ben ne s’est pas rendu au travail. Comme chacun d’entre nous pourrait le faire, il a décroché. Au premier feu rouge, au lieu de tourner à droite, comme tous les jours, il s’est mis à rouler, rouler jusqu’au bord du bout du monde. D’un coup d’accélérateur, sur sa vieille Moto bécane rafistolée, le voilà projeté dans le néant.”

Voilà, le décor est planté !…

C’est un théâtre humain, engagé qui souhaite nourrir une démarche citoyenne, enveloppé de poésies… Mettre le théâtre au service de tous… Pari certainement gagné, et, je l’espère, mais j’ai pas partagé… Ça plombe la soirée !

Jeudi 15 mars, retour à l’Espace Malraux, pour écouter Maurane, un régal pour nos oreilles. Pas de doute, Maurane est née dedans !… de son véritable nom Claudine Luypaerts, née le 12 novembre 1960 à Ixelles en Belgique, de parents musiciens, élevée et bercée dans la musique depuis toute petite, c’est à l’adolescence qu’elle tente des concours de chants. Repérée par Pierre Barouh, sa carrière s’enrichira jusqu’à la mener au summum.
Dans son dernier album “Fais moi une fleur”, Maurane s’est laissée guider par son cœur ! L’écouter c’est l’adopter !…

Maurane et ses musiciens

Maurane et ses musiciens

Concert de presque 2h, exceptionnel…. accompagnée du guitariste émérite Louis Winsberg, arrangeur de l’album “Nougaro”, Maurane est heureuse sur scène, parle à son public à chaque morceau, très humaine, très proche, elle raconte sa vie entre 2 personnes, elle et son public, une bonne copine qui nous réchauffe de sa voix, 2 rappels à la fin et vraiment pas envie que tout ça se termine, elle interprétera de Nougaro “Toulouse” et… c’est bon !

fais-moi-une-fleurMardi 20 mars, un groupe de 5 femmes “Evasion” passe à la Pléiade, du pur bonheur ! 5 voix de femmes complices depuis l’enfance, d’origines culturelles variées (Italie, Portugal, Algérie et Bretagne), fêtent leur 20 ans de tournées, bon, j’ai du mal à y croire, tellement elles paraissent jeunes ! Mais quels talents ! Pétillantes, Laurence, Anne-Marie, Nathalie, Soraya et Gwénaëlle sont auteures interprètes, leur complicité se voit. Elles commencent dans la salle, a cappella puis petit à petit, montent sur scène, les femmes d’Evasion nous emmènent dans les villages du soleil, en Espagne ou au Portugal, un arc-en-ciel de couleurs ocre, rouge, orangé flotte derrière elles, ce concert en polyphonie donne du peps ! Seul Serge au piano les accompagne…

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Hymne aux différences, hommage à la vie et à la joie. Car, si elles ne sont pas d’accord sur ce qui les entoure, sur la violence, le racisme, la haine, la pauvreté, l’injustice, elles sont aussi émerveillées par l’amitié, la différence, le mélange, l’amour, la sagesse et la maternité. Alors, les chants sont graves ou émouvants mais surtout gais, joyeux, vivifiants ! Elles chantent en espagnol, cubain, africain, andalou, tzigane, portugais, catalan, tunisien, français, arabe et brésilien... Un brassage des cultures en musique, oui, j’ai adoré et j’y retourne !

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C’est frais et ça nous rend heureux, au moins durant le concert !… Même pas 80 personnes présentes à la Pléiade pour cet instant d’1h de qualité et c’est dommage, elles l’ont d’ailleurs fait remarquer !

Je ne peux que vous conseiller de vous rendre vendredi 20 avril à 21h au Centre culturel de St Pierre des corps, les retrouver, elles partagent l’affiche avec une autre artiste Michèle Bernard et son accordéon

Dans le Festival Bruissements d’Elles, des chanteuses, oui mais pas que… c’est un festival qui met en lumière des artistes féminines dans d’autres domaines artistiques, la peinture, la sculpture, parallèlement, il est possible d’admirer leurs oeuvres avant les concerts. Avec plaisir, j’ai pu revoir des oeuvres de Laurence Dréano et découvrir les sculptures et tableaux de Laurelle Bessé Bourdin, de Florence Lespingal et Sylvie Vannier

Maurane

Photos personnelles de Claudie


Tours, Week-End de printemps...

1 avril 2012 dans Cliquer, voir, écouter, Escapade en Touraine par Claudie Fonteneau

Samedi 15h : “Mais que se passe t-il, quel vacarme dans mon quartier !”, bon, c’est samedi, il fait beau… le soleil nous chauffe de ses rayons mais quand même ! Pas très courageuse depuis le matin… une petite voix me dit :”bouge ton corps, va te faire un tour et cette fanfare t’invite à sortir”… Sortir, oui mais avec mon appareil en main, puis j’emporte 3 BD pour lire au soleil sur les bords de Loire.

Que nenni, je rentrerai 2h plus tard sans même avoir ouvert l’un des livres, à peine le pied dehors qu’au bout de ma rue, musique, bonhomme carnaval, cotillons, danseuses, c’est quoi ça… c’est Carnaval ou quoi ?

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Eh bien, je ne croyais pas si bien dire, le Carnaval de rue vient de partir de la place de la Victoire pour 3h de déambulation dans les rues de Tours. Je fais quelques pas avec le cortège jusqu’à la place Plumereau, tous, ce sont donné RDV, les fées, les princesses, les monstres, les échassiers, (thème 2012, contes et légendes), parents tenant leurs chérubins par la main, couleurs et fêtes sous le soleil, c’est l’printemps !… C’est chouette !

Au beau milieu de la place Plum’, un groupe de Steelband, arrête de jouer car, on ne les entend plus à cause du bruit du défilé carnavalesque. Le groupe Pan’n'co patiente plusieurs minutes puis reprend son concert. L’école de steeldrum de Tours se donne à fond, je reste écouter ce groupe excellent, extraordinaire. Une douzaine de musiciens en rythme emmène la foule, mes oreilles ont aimé !… Du coup… le défilé est parti… mais j’ai fait le plein de photos !

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Finalement, l’imprévu a du bon et ma petite voix avait raison ! J’ai écouté un super groupe au soleil, vu le bonhomme carnaval et suis rentrée avec mes 3 BD qui, elles, sont restées au fond de ma besace ! Sans oublier mon appareil photo nourrit de quelques clichés à trier…

Dimanche 10h : Bon, chacun vaque à ses occupations dans l’appartement, moi, j’ai envie d’aller au château de Jallanges, voir une expo “2ème Festival d’artistes – Touraine-Burkina Faso” (expo d’artistes tourangeaux pour le C.I.B.), ça, intéresse quelqu’un ? OK, personne ne veut m’accompagner. La route est agréable, longer la Loire, traverser les vignobles du Vouvrillon puis cette allée accueillante du château. Je ferai finalement un tour rapide de l’expo (artistes absents sauf un Burkinabé, pas d’animation, oeuvres en vente trop chères, oui, déçue) qui est installée dans la salle de mariage, les trompe-l’oeil de la salle me ravissent plus que l’expo. Ne pas manquer la chapelle St Joseph dans la cour à droite, Classée Monument Historique en 1946, et les 2 sculptures de Monsieur Ferruel, Champion de France de sculpture sur arbre lire la suite sur leur site, j’aime allée à Jallanges, surveillez leur programmation, en 2009, j’y avais vu un concert de Tryo, fort réussi !

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Sur la route du retour, je stoppe un instant sur les bord de Loire, en contre bas du château de Moncontour, quelques photos et je repars, je croise des vieilles voitures de sortie, détour sur le marché Velpeau, “c’est bon comme là-bas dit !”… L’ambiance marocaine est là, les odeurs, les gens, la langue et les aliments, j’achète menthe et coriandre, galette de pain cuite au four traditionnel et direction maison, (j’espère qu’on a veillé ma volaille dans le four), oui le poulet délicieusement rôti à souhait, se détend dans son jus, il est 12h30, l’odeur m’ouvre l’appétit, j’ai faim ! à table !

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La sieste n’est pas pour moi, déçue de n’avoir pu assister au concert de vendredi soir au Prieuré St Cosme, dans le cadre des 20ème musicales du Prieuré St Cosme, parrainé cette année par Bernard Lavilliers, je tente ma chance pour le concert de clôture, j’y vais une 1/2H avant et c’est gagné, j’ai ma place au 1er rang. Je suis une grande néophyte en musique classique mais cela m’intéresse de découvrir ! Et vraiment, absolument pas déçue cette fois ! 2 premiers morceaux joués, accompagnés d’une soprano, remplaçante de Corinne SERTILLANGES, (aphone parait-il)ben oui, ça envoie, puis Isabelle MORETTI, une harpiste chevronnée IMG_1610-1et l’ orchestre du Petit Lion pour finir, violons, violoncelles, wouah… la musique de chambre réveille, déménage… Raphaël MERLIN, le chef d’orchestre n’a pas besoin d’aller faire son sport, il s’est suffisamment donné, étonnant, jeune et doué, super… j’ai beaucoup regardé chaque musicien, ils sont tellement dans leur morceau, qu’on pourrait croire qu’ils ont mal au ventre ou que la chaise est équipé d’aiguilles, les pieds bougent, les mimiques sont bluffantes, ils sont dans leur bulle, c’est curieux à voir ! Mahler – Adagietto pour cordes
Debussy – Danse sacrée, danse profane
Villa-Lobos – Bachiana brasileira n°5 pour soprano
Dvorak – Sérénade pour cordes

J’avoue que je serais incapable de vous redire l’ordre des morceaux, ou seulement la sérénade des cordes qui fut endiablée !

Une anecdote : Le monsieur à mes côtés ose me demander le nom du morceau qui venait de se terminer, vous répondez quoi, vous ? eh bien, je réponds : “Désolée Monsieur, je n’ai pas le programme, j’ai oublié !”

Pour cette première approche, je suis ravie et n’hésiterai pas à retourner voir un autre concert une prochaine année.

Voilà, un bon week-end de printemps bien rempli, en solitaire mais agréable, très hétéroclite, à refaire sans modération… la Touraine regorge de sorties aussi différentes qu’il soit, il suffit juste d’avoir envie !

En ce dimanche 1er avril, si tout ceci était de ma pure invention ???? Alors, info ou intox ? je vous laisse seuls jugent !…


carnaval_tours_2012Voir diaporama


Festival Bruissements d'Elles... lancement avec Chloé Lacan

26 février 2012 dans A la Une, A la rencontre, Cliquer, voir, écouter par Claudie Fonteneau

Bruissements d'Elles

Bruissements d'Elles

Mardi 21 février à la Pléiade :

19h, le coup d’envoi du festival est donné. Le programme nous est détaillé par 2 personnes partenaires, ils nous distribuent des chiffres et des bilans des années précédentes, nous vantent la dynamique de l’agglomération tourangelle qui sait se retrouver le temps d’un festival.

13ème année de création au féminin, Bruissement d’Elles laisse exprimer le talent des femmes, qu’il soit dans la chanson, la danse, la lecture, la poésie, le théâtre… qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs, ce sont des femmes artistes qui nous offrent des moments de créations pleines de délicatesse, de poésies, de vitalité et d’audace, les femmes artistes sont à l’honneur à l’occasion de la journée de la femme le 8 mars, le festival a toujours eu lieu à cette période, on peut juste regretter qu’il n’y ait pas de concert ce soir là !

13 espaces culturels (bibliothèque, centre culturel, salle de spectacle, théâtre… ) ont concocté le programme suivant :

Programme "Bruissements d'Elles"

Programme "Bruissements d'Elles"

Donc, je reviens sur le mardi 21 février à la Pléiade, après cet avant-goût alléchant des belles soirées à venir, pour ce soir, c’est Chloé Lacan qui entre en scène. A peine 1h (trop court) de pur bonheur, à la fois, Linda Lemay, Anaïs ou La Grande Sophie, cette artiste est ravissante, pétillante, branchée en 240Watts, à une diction époustouflante, je ne sais pas si c’est son accordéon ou elle qui suivait l’autre. Je ne la connaissais pas et j’ai adoré cette femme. 10/12 chansons sur la féminité de sa création ou des reprises mais interprétées avec talent et humour. Après sa prestation, une rencontre avec Chloé était possible autour d’un verre et de fameux petits fours.
Je vous propose de découvrir cette artiste, à écouter sans modération ! Vous serez étonnés de certains textes, j’ai aimé “Plaisirs solitaires”.

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En espérant vous retrouver sur certains des concerts !… à bientôt

Voici qques liens, mais je n’ai pas trouvé de site sur le festival, dommage :
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Article de la Nouvelle République

Dates des concerts avec réservation

Route des festivals


Hiver... ou plutôt quinzaine hivernale !

19 février 2012 dans Cliquer, voir, écouter, Escapade en Touraine par Claudie Fonteneau

… et pourtant, tout le monde s’étonnait qu’il fasse froid ! Ben quoi ?… En hiver, c’est normal, non !

Neige sur l'île Simon

Neige sur l'île Simon

Je rappelle que l’hiver commence le 21 décembre et se termine le 19 mars, quoi que des fois, au-delà de cette date, on se caille encore !

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Durant 2 semaines, les journaux télévisés, la radio, ont fait une grande place à la météo… des reporters aux 4 coins de France pour rapporter la bonne nouvelle… des températures négatives voire très négatives… de la neige… des pluies verglaçantes… des rivières gelées… des lacs pris par les glaces… Louis Bodin ou Evelyne Dhéliat et d’autres encore se pressaient de nous informer à tout moment presque en temps et en heure de chaque flocon tombé !

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Les Québécois (en autre) en vacances à Paris s’étonnaient de voir nos jeunes français si peu couverts !

A mon fils : “Couvre toi tu vas avoir un rhume !” mais non, il ne fait pas froid, pis je ne vais pas mettre ses bottes affreuses, cette doudoune avec de la moumoutte à la capuche, c’est pas fun”…. etc… voilà les discussions avec nos jeunes, les voir en baskets en toile, mouillés à -10°, très peu pour moi ! Mais, ils préfèrent avoir froid que se taper la honte avec de bonnes chaussures et une écharpe /bonnet autour de la tête.

Moi, en tous les cas, je me suis régalée… balade bien souvent pour profiter de la neige et surtout prendre un tas de photos de notre belle Loire aux glaçons !

Les canards, vous avez pensé aux canards ? Arrivez avec un sac de pain… vous verrez !

Loire glacée le 11 février 2012

Loire glacée le 11 février 2012

Mon Haïku du jour :

Hiver blanc glacé
Thé, marrons chauds, feu brûlant
Quinzaine du blanc

Photos personnelles de Claudie Fonteneau


Valentine's day... ou 14 février !

14 février 2012 dans Cliquer, voir, écouter, Création plurielle par Claudie Fonteneau

Message d'amour
Message d’amour

Fête civile avec une origine religieuse, mais pas que…
Fête des amoureux, mais pas que…
Fête de l’amitié, mais pas que…

Recette de l'amitié

Fête de tous les Valentin, Valentine, Valentino…

mais non, tout simplement un film

Valentine’s Day”

comédie romantique américaine réalisée par Garry Marshall,
sortie le 12 février 2010 en Amérique du Nord et le 17 février 2010 en Europe

critiques et extraits du film

Valentine's day

Et vous, la St Valentin vous évoque quoi ?

Pour approfondir la Saint Valentin…


Voca People, c'est de la bombe !

5 février 2012 dans A la rencontre, Cliquer, voir, écouter par Claudie Fonteneau

Si l’on sortait ce soir ! Je me rends compte que je ne réserve pas forcément mes places de concert longtemps à l’avance, 2 semaines avant. Soit, il reste de la place, soit des désistements se créent. La semaine dernière, soirée à l’Espace Malraux avec les Psy, cette semaine, les Voca People au Vinci, vite un petit tour sur internet pour prendre des infos sur leur site, ouais, ca peut être sympa…  par chance il reste 2 places. VocaPeople Voca People : un groupe d’extra-terrestres habillé de blanc chante a cappella ! au total de 8, (3 femmes et 5 hommes de 23 à 53 ans), vont nous emporter dans un univers chanté et dansé pendant 1h30. Avec eux, ça beat-box dur ! De vraies performances vocales, que des chansons a capella et des techniques de beatbox époustouflantes, un spectacle unique grandement partagé avec les spectateurs, humour et émerveillement garantis. Un pur moment de bonheur et… ils sont cro forts !… http://www.vimeo.com/28400543 *************************************************************************************************************************

Et comme un spectacle peut en cacher un autre… 2 jours après, la pièce adaptée du roman de Jean-Louis Bauer “Le roman d’un trader” est jouée au Centre Dramatique de Tours mais…

Pourtant, j’aime Lorant Deutsch, alors, j’y cours ravie, et bien, je fus déçue, création originale de Jean-Louis Bauer mise en scène par Daniel Benoin, certes, mais je m’y suis ennuyée.
Le roman d’un trader reprend l’affaire Kerviel, raconte le temps d’un WE, la panique d’une grande banque, quand son directeur apprend la perte de 25 milliards de dollars par l’un de ses employés.
Lorant Deutsch, le trader, mort ou vivant ? soit, tout de blanc vêtu (oui, je sais, c’est la semaine), soit, tout de noir vêtu ! Ce jeune homme aux allures d’adolescent me convainc à peine… mais j’y découvre un monde de la finance bien peu attirant !
Début de la pièce : Le rideau se lève sur la chute du trader du haut d’une tour et ce bruit de verre brisé…

Photo de François Bouchon

Photo de François Bouchon

Pour grandement compléter mon article, lire le dossier de presse du C.D.R. Tours


Psy Mad Circus ou les 7 doigts de la main

19 janvier 2012 dans A la rencontre, Cliquer, voir, écouter par Claudie Fonteneau

Obligés, vous êtes o-bli-gés d’y aller ! Sinon, c’est sûr après avoir lu ceci vous regretterez, alors, courez et vous me lirez après ! Je me couche tard pour vous… pour vous le dire !

psy

Bon, d’accord, pour les indécis… lisez…  la psyché humaine, trapèze, amnésie, jonglerie, agoraphobie, mime, Troubles Obsessionnels Compulsifs, humour, beauté… enfin nos névroses dans un cirque urbain sur scène, vous n’y comprenez rien… alors, puisque je vous le dis… allez ce soir à l’Espace Malraux à 20h30 et je vous jure que vous ne le regretterez pas !

Pour leur 4ème création, les 7 doigts de la main sondent les profondeurs denses et surréalistes de la psyché humaine.
Psy nous fait voyager à travers une mouvance de paysages kaléidoscopiques faits de visions déformées, de rêves évanescents et de souvenirs fragmentés, le son, déjanté comme la troupe de 11 acrobates qui évolue sur scène avec légèreté, agilité et une telle facilité déconcertante !

Un spectacle époustouflant, thème abordé avec humour et beauté, un beau mariage acrobatique du corps, de l’esprit et de l’âme. Les moments de jonglerie et le mine au masque blanc m’ont laissée sans voix… ou sans porte-monnaie car, il est tombé de mon sac mais… une spectatrice l’ayant vu m’a averti ! merci Madame !…

Mise en scène, scénario et chorégraphie de Shana Caroll

Cette vidéo juste pour vous décider, j’ai pris mes billets 30mn avant le spectacle ! 2 soirées le 18 et 19 janvier 2012…

Quelques lignes extraites du flyer distribué à l’entrée

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Festivals en folie !

4 juillet 2011 dans A la Une par Claudie Fonteneau

La saison des festivals est commencée depuis quelques semaines et va encore se poursuivre tout le reste de l’été !

N’hésitez pas à nous faire part de vos concerts, les groupes découverts, la musique qui vous berce le plus, les spectacles de théâtre, poésie, lectures sous l’arbre, conteurs, festivals de marionnettes, d’astronomie (Tauxigny)… bref tous vos coups de cœur, nous serions ravis de partager toutes vos impressions. Carnets de couleurs devient donc carnets de festivals pour 3 mois.

Bel été de festivals !


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