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	<title>tourainemedia.com &#187; Nouvel an tibétain</title>
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	<description>Un espace de lecture et d&#039;écriture en Indre-et-Loire</description>
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		<title>&#8220;J&#8217;ai franchi tant de montagnes&#8221;</title>
		<link>http://www.tourainemedia.com/2012/02/07/jai-franchi-tant-de-montagnes/</link>
		<comments>http://www.tourainemedia.com/2012/02/07/jai-franchi-tant-de-montagnes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 20:12:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Laurence BERNDT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cliquer, voir, écouter]]></category>
		<category><![CDATA[Création plurielle]]></category>
		<category><![CDATA[Losar]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvel an tibétain]]></category>
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		<category><![CDATA[Yangzom Brauen]]></category>

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		<description><![CDATA[J'ai franchi tant de montagnes : trois femmes tibétaines sur le chemin de la liberté ; Presses de la Cité de Yangzom Brauen, 2011]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.pressesdelacite.com/site/j_ai_franchi_tant_de_montagnes_&amp;100&amp;9782258082045.html">Témoignage vif et jamais victimisant&#8230;</a></p>
<p style="text-align: justify"><img class="alignleft size-medium wp-image-8050" src="http://www.tourainemedia.com/files/2012/02/Yangzom_-300x300.jpg" alt="Trois femmes tibétaines sur le chemin de la liberté..." width="300" height="300" />A l&#8217;heure où l&#8217;on va bientôt célébrer le nouvel an tibétain (Losar, le 22 février 2012 : année du dragon d&#8217;eau), je souhaitais partager ce témoignage d&#8217;une jeune femme, Yangzom, d&#8217;origine tibétaine de par sa mère, Sonam, et suisse de par son père, Martin, ethnologue, et grand défenseur de la cause tibétaine.</p>
<p style="text-align: justify">La grand-mère de Yangzom, Kunzang est une grande pratiquante bouddhiste, elle fut d&#8217;ailleurs nonne et ermite pendant plusieurs années jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elle rencontre Tsering, celui qui deviendra le grand-père de Yangzom.</p>
<p style="text-align: justify">Son récit relate la fuite de sa mère, Sonam -âgée alors de 6 ans- avec sa grand mère à travers l&#8217;Himalaya durant l&#8217;hiver 1959 pour échapper à l&#8217;invasion barbare des chinois.</p>
<p style="text-align: justify">Peut-on imaginer la force de caractère nécessaire, à moins que ce ne soit le désespoir, pour fuir à travers des montagnes dans des conditions extrêmes, de nuit comme de jour, avec juste comme nourriture un peu d&#8217;orge grillé et du beurre. Les pieds meurtris, tuméfiés, gelés parfois dans les chaussures de fortune, le petit groupe de fugitifs mettra de nombreuses semaines dans cette fuite. Et toujours l&#8217;interdiction de crier ou d&#8217;appeler même en cas de chute dans les crevasses, en raison de la présence toujours possible de soldats chinois.</p>
<p style="text-align: justify">Yanzom, née en 1978 est devenue une grande militante de la cause tibétaine, qui conformément aux préceptes du bouddhisme, n&#8217;usera jamais de violences pour défendre la cause de son peuple.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi même l&#8217;écriture et le style tout au long de ce témoignage ne versent pas dans la complainte. Les faits sont relatés avec la même équanimité, qu&#8217;il s&#8217;agisse des peines ou des joies.</p>
<p style="text-align: justify">Puisse ce livre dédié à la cause tibétaine rappeler au monde d&#8217;aujourd&#8217;hui le drame qui se joue en ce moment même dans le pays des neiges. Puissions-nous ne pas détourner le regard devant ces images d&#8217;immolations de moines de plus en plus nombreuses, qui n&#8217;ont d&#8217;autres moyens pour prendre le monde  à témoin de leur disparition et agonie.</p>
<p style="text-align: justify">Nous ne pourrons pas dire &#8220;nous ne savions pas !&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify">Alors que l&#8217;on va bientôt célébrer le nouvel an tibétain, la France légifère sur la reconnaissance des génocides (passés), aucun homme de politique occidental de premier plan n&#8217;ose élever le ton à l&#8217;encontre de la tout puissance chinoise qui actuellement se rend coupable d&#8217;un génocide contre le peuple tibétain. Au contraire, les occidentaux se laissent dicter des lois par les chinois en raison d&#8217;intérêts et de liens économiques.</p>
<p>Afin d&#8217;illustrer ce propos, voici l&#8217;<a href="http://www.tibet-info.net/www/Intervention-de-M-J-F-HUMBERT-Pdt.html">intervention du 23  janvier dernier du sénateur J.-F. Humbert,</a> président du groupe  d&#8217;information sur le Tibet.</p>
<p style="text-align: justify"><em>&#8220;Monsieur le Président,</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Monsieur le Ministre,</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Mes chers collègues,</em></p>
<p style="text-align: justify"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify"><em>C’est en ma qualité de président du groupe d’information sur le Tibet que je souhaite apporter un éclairage complémentaire à nos débats. Je ne me prononcerai pas de manière définitive sur l’intérêt ou la légitimité des lois dites &#8220;mémorielles&#8221;, ni sur la constitutionnalité d’une incrimination pénale de la contestation de l’existence des génocides. Mon propos est autre. <strong>Je veux profiter de l’attention que le Sénat accorde aujourd’hui à la très grave question des génocides, pour rappeler que l’un d’entre eux est en cours aujourd’hui sur les hauts plateaux tibétains.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Je sais que cette affirmation va se heurter à une certaine incrédulité. D’aucuns, s’estimant bien informés, vont me rétorquer que l’oppression exercée par les autorités chinoises sur les Tibétains, aussi pesante soit-elle, ne peut pas être assimilée à un génocide. Et pourtant ! A ceux-là, je répondrai par deux considérations.</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Premièrement, il ne faut pas oublier que l’occupation du Tibet par la Chine en 1949 a été suivie par l’élimination physique de centaines de milliers de Tibétains. Le gouvernement tibétain en exil [1] à Dharamsala estime le nombre des victimes à 1,2 million de personnes, sur une population totale qui s’élevait à 5 ou 6 millions. Certes, comme il est d’usage en matière de génocide, son auteur, c’est-à-dire le gouvernement chinois, nie l’ampleur de ce chiffre. Certains universitaires occidentaux l’ont également révisé à la baisse, l’estimant plus proche de 700 000 à 800 000 victimes. Ce qu’il faut retenir, c’est que dans les premières décennies de l’occupation du Tibet, il y a bien eu un début de génocide physique, qui a d’ailleurs été reconnu en 1960 par une commission internationale de juristes. [2]</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Deuxièmement, il y a d’autres manières de faire disparaître un peuple que d’éliminer physiquement les hommes et les femmes qui le constituent. Il suffit de le priver de sa langue, de sa culture, et de sa mémoire. C’est la stratégie qui est actuellement mise en œuvre, de manière très consciente et organisée, par les autorités chinoises au Tibet. Derrière l’autonomie de façade et les droits reconnus en théorie aux prétendues &#8220;minorités nationales&#8221; par la Constitution chinoise, la réalité est celle d’une politique d’assimilation forcée. La langue tibétaine est marginalisée dans l’enseignement et les usages professionnels, la toponymie est systématiquement sinisée, la religion tibétaine est mise sous surveillance et dénigrée. La Chine espère ainsi parvenir à s’incorporer complètement le petit peuple tibétain, de même qu’ont déjà été entièrement assimilés les peuples mandchous et mongols. C’est pourquoi le Dalaï Lama, qui pèse ses mots, évoque un &#8220;génocide culturel&#8221; en ce qui concerne la politique conduite par Pékin au Tibet.</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Quelles sont les chances de faire échec à ce génocide culturel ? Nous pouvons, fort heureusement, compter sur l’esprit de résistance du peuple tibétain, qui apparaît indomptable. Soixante ans après l’annexion du Tibet, le soulèvement du printemps 2008 est venu rappeler au monde que les Tibétains n’acceptent toujours pas la tutelle chinoise. Mais la répression est sévère depuis cinq ans, sous un régime de loi martiale qui ne dit pas son nom. Ces dernières années, les immolations par le feu se multiplient, témoignant du degré de désespoir atteint par le peuple tibétain.</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>C’est maintenant que nous ne pouvons plus fuir nos responsabilités. Rien ne sert de reconnaître les génocides passés, si nous ne nous préoccupons pas de ceux en cours. Le premier combat à mener est d’abord celui de la vérité. Car les auteurs d’un génocide tirent toujours parti du silence des nations. Se taire, c’est être complice. La France et l’Union européenne doivent s’exprimer clairement sur la question du Tibet, et signifier aux autorités de Pékin ce qui leur paraît inacceptable. Alors seulement, dans une deuxième étape, l’étau pourra se desserrer sur le peuple tibétain.</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Tel est le témoignage que je voulais porter dans nos débats. La proposition de loi qui nous est soumise soulève sans doute des difficultés d’ordre juridique. Mais que pèsent ces arguties face à la souffrance des peuples ?&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify"><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Losar : 2137 année du tigre de fer</title>
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		<comments>http://www.tourainemedia.com/2010/02/08/losar-2137-annee-du-tigre-de-fer/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 16:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacqueline Paillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[A la rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Losar]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvel an tibétain]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici venu le mois de Février et son cortège de crêpes, mardi-gras, carnaval&#8230; Mais en ce mois de Février comme tous les autres Février depuis 11 ans, je pense encore plus à ma &#8220;famille&#8221; du bout du monde.
Il y a un peu plus de 11 ans, au détour d&#8217;un examen de conscience ou d&#8217;une remise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Voici</strong> venu le mois de Février et son cortège de crêpes, mardi-gras, carnaval&#8230; Mais en ce mois de Février comme tous les autres Février depuis 11 ans, je pense encore plus à ma &#8220;famille&#8221; du bout du monde.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Il</strong> y a un peu plus de 11 ans, au détour d&#8217;un examen de conscience ou d&#8217;une remise à plat de ma vie (nous en avons tous plus ou moins de temps en temps), je me suis dit qu&#8217;il fallait que je revienne dans mon axe, qu&#8217;il fallait que je nourrisse la graine plantée par mes parents, fervents lecteurs, entre autre, d&#8217;ouvrages sur le Tibet, Alexandra David-Neel&#8230; Le &#8220;hasard&#8221; a voulu que je rencontre Martine G. et l&#8217;association <a href="http://www.a-e-t.org/accueil/index.php" target="_blank">Aide à l&#8217;Enfance Tibétaine</a>, dite AET. Sensibilisée depuis mon enfance donc, par le tragique destin d&#8217;un pays et de tout un peuple, j&#8217;ai décidé de parrainer un enfant tibétain exilé au nord de l&#8217;Inde. Et le destin m&#8217;a donné une petite fille de 11 mois, <strong>Pema Lhamo</strong>. Sa maman, <strong>Bumchung</strong>, divorcée, élevait toute seule ses deux filles, Pema est la plus jeune, en étant coolie. Savez-vous ce qu&#8217;est un coolie en Inde ? Bumchung travaillait sur les routes (travaux routiers) en ayant un grand sac de jute sur son dos, retenu par une corde autour de sa tête. Et dans le sac, toute la journée, 7/7 jours, des kilos de gravats qu&#8217;elle évacuait ainsi. Le bébé Pema, posé sur le bord de la route comme le font toutes les femmes coolies. Les quelques roupies gagnées, suffisant à peine à les nourrir (la sœur aînée à l&#8217;école était/est parrainée par un Français). Imaginez-vous le bonheur que ce fut lorsque mes petits 23 euros mensuels arrivèrent ? Car en ce qui concerne ce parrainage-là, l&#8217;argent va bien aux familles, je peux vous l&#8217;assurer. La somme que je donne, contribue à l&#8217;éducation de Pema, à son habillement (l&#8217;uniforme scolaire est assez cher). Aujourd&#8217;hui Pema est en 5è, elle a 12 ans depuis le 1er Janvier, et veut être médecin ! Et je me réjouis de savoir que nous avons ensemble une longue vie de parrainage.</p>
<div id="attachment_2567" class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px"><img class="size-full wp-image-2567" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Bumchung-Pema-et-moi1.JPG" alt="Bumchung, Pema et moi septembre 2009" width="800" height="600" /><p class="wp-caption-text">Bumchung, Pema et moi septembre 2009</p></div>
<p style="text-align: justify">
<div class="mceTemp" style="text-align: justify">
<dl></dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong>Elles</strong> habitent toutes les deux à McLeod Ganj (proche de Dharamsala) où réside le Dalaï-Lama, et Bumchung travaille désormais dans une crèche tibétaine.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><img class="size-thumbnail wp-image-2568" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Résidence-SS4-150x150.jpg" alt="Résidence du Dalaï-Lama à McLeod Ganj" width="150" height="150" /></dt>
<dd>Résidence du Dalaï-Lama à McLeod Ganj</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong>Un</strong> an après le début du parrainage de Pema, heureuse de cette relation, j&#8217;ai décidé d&#8217;aider une personne âgée&#8230; et le merveilleux <strong>Rinzin Ngodup</strong> est entré dans ma vie ! Il ne sait pas son âge, mais tout le monde s&#8217;accorde sur 75 ans (il en paraît 10 de moins). Rinzin est un ancien moine qui a fui l&#8217;invasion chinoise avec un groupe d&#8217;autres moines, quelques jours après la fuite du Dalaï-Lama le 8 Mars 1959. Bien leur en a pris car les Chinois ont investi leur monastère deux ou trois jours après, et ont tué tous les moines (plusieurs centaines). Après une vie laïque bien remplie, Rinzin profite de sa vieillesse dans une maison pour personnes âgées tibétaines, à Chauntra.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><img class="size-thumbnail wp-image-2570" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Rinzin-150x150.jpg" alt="Merveilleux Rinzin" width="150" height="150" /></dt>
<dd>Merveilleux Rinzin Septembre 2009</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong>Et</strong> puis, à la suite de mon premier voyage en Inde, il y a 4 ans, j&#8217;ai décidé de parrainer un jeune de 17 ans qui m&#8217;a émue, dans l&#8217;école où je suis allée, par le grand courage dont il a fait preuve. <strong>Jamyang  Samten</strong> jusqu&#8217;à l&#8217;âge de 16 ans vivait au Tibet avec sa mère et sa sœur (son père est décédé).</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><img class="size-thumbnail wp-image-2588" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Jamyang-et-moi2-150x150.jpg" alt="Jamyang et moi septembre 2009" width="150" height="150" /></dt>
<dd>Jamyang et moi Septembre 2009</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong>En</strong> Octobre 2006 avec un groupe de 70 autres jeunes Tibétains, il décide d&#8217;essayer de traverser la frontière avec l&#8217;Inde pour s&#8217;y réfugier. Imaginez le mois d&#8217;Octobre dans l&#8217;Himalaya, pour échapper aux gardes chinois, il faut passer par des cols à plus de 6000 m !! Ils sont passés par <strong>Nangpa La</strong>. Mais les soldats chinois sont arrivés et ont tiré sur la colonne de jeunes. Des alpinistes anglais et danois qui étaient là, ont tout filmé en vidéo<a href="http://www.tourainemedia.com/2010/02/08/losar-2137-annee-du-tigre-de-fer/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a>.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le</strong> meilleur ami de Jamyang, qui marchait devant lui, est tombé sous les balles. Jamyang a été pris par les Chinois, emmené au Tibet, mis en prison et torturé pendant 2 mois. Il avait alors 16 ans ! Il a réussi à s&#8217;enfuir de la prison et à passer en Inde. Il est dans cette école à Bir-Suja (à côté de Chauntra) où il apprend l&#8217;anglais, l&#8217;hindi, le tibétain écrit (il ne savait pas l&#8217;écrire car les Chinois obligent les Tibétains au Tibet à apprendre le Mandarin) et toutes les autres discipline scolaires. Il veut devenir cuisinier. Malgré son inquiétude concernant la vie de sa mère et de sa sœur (les Chinois font pression sur les membres d&#8217;une famille dont l&#8217;un s&#8217;est enfui en Inde), Jamyang parle couramment l&#8217;anglais au bout d&#8217;un an d&#8217;apprentissage, il est souriant et heureux.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Lui </strong>comme Pema, lorsque nous sommes ensemble ou dans leur courrier m&#8217;appellent &#8220;Amala&#8221; (maman) ! Ils <strong>sont</strong> comme mes enfants.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Et</strong> sur ma lancée, je parraine depuis  bientôt 2 ans<strong> Tenzin Yungdung</strong> qui a 18 ans et qui vient de rentrer à l&#8217;université tibétaine de Bangalore (sud de l&#8217;Inde) en commerce. Malheureusement nous ne nous connaissons pas encore, car lorsque je suis allée dans son lycée en Septembre, il était déjà à l&#8217;université de Bangalore. Mais qui sait&#8230;</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Depuis</strong> 4 ans je passe mes vacances en Inde, au nord de l&#8217;Inde,  je suis avec eux, je vis avec eux et ce n&#8217;est que du bonheur ! Ce peuple qui a tout perdu n&#8217;a perdu ni son immense capacité à donner de l&#8217;amour, ni sa bonté.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Alors</strong>, j&#8217;en reviens au début de cet article. Pourquoi suis-je encore plus près d&#8217;eux par la pensée, au mois de Février ? A cause de <strong>Losar </strong>(prononcez Lossar) ! Cette année Losar se déroule les 13 et 14 Février et c&#8217;est le Nouvel An Tibétain.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le</strong> calendrier tibétain repose sur un cycle lunaire de 60 ans qui a débuté 1027 avant J.C., nous allons donc entrés à mi-Février (nouvelle lune) dans l&#8217;année 2137.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Ce</strong> cycle comprend 12 animaux qui sont combinés avec 5 éléments naturels. Un animal est utilisé pour une année, un élément pour deux années de suite.<img class="alignright size-thumbnail wp-image-2582" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Tigre1-125x150.jpg" alt="Tigre" width="125" height="150" /></p>
<p style="text-align: justify"><strong>L</strong>&#8216;année lunaire est composée de 12 mois de 30 jours chacun. Comme l&#8217;année lunaire ne compte que 354 jours, un mois supplémentaire est ajouté tous les 3 ans et certains jours sont supprimés du calendrier sur la base d&#8217;indications astrologiques. Ce qui explique pourquoi de nombreux Tibétains (les personnes âgées en général) ne connaissent pas leur date de naissance calculée selon notre calendrier occidental.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Losar</strong> est la fête la plus importante pour les Tibétains. C&#8217;est dans la joie que les Tibétains disent au revoir à l&#8217;année écoulée et saluent celle qui commence. Losar annonce le renouveau de la nature et de la spiritualité.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Bien</strong> évidemment, en raison de l&#8217;absence totale de liberté et de l&#8217;oppression, Losar semble être fêté au Tibet même, avec moins de moyens et de rigueur. Mais les Tibétains en exil sont attachés à cette tradition. A toutes leurs traditions, à les perpétuer et les transmettre aux jeunes générations. Elles sont l&#8217;expression d&#8217;une culture infiniment riche et complexe qui se débat pour rester intègre sous la botte chinoise.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Un</strong> peu avant Losar, un rituel aide à ce que la nouvelle année soit heureuse et sans obstacle pour le Tibet et les Tibétains. Ce rituel comporte un rituel monastique et un rituel populaire.</p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Rituel monastique</strong></em> : il consiste à éliminer tout élément négatif de l&#8217;année écoulée et à &#8220;mettre sur les rails&#8221; la nouvelle année sous de bons auspices. A la suite d&#8217;une longue prière et d&#8217;un rituel tantrique, les moines des monastères organisent une session de danses sacrées ou &#8220;<a href="http://picasaweb.google.fr/pikepa37/Cham#slideshow"><strong>cham</strong></a>&#8220;</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify">
<dl>
<dt>
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<dt><a href="//www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot;&gt;&lt;/embed&gt;"><img class="size-full wp-image-2788" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Chaam2.JPG" alt="Cham Leh (Ladakh) septembre 2009" width="450" height="337" /></a></dt>
<dd>Cham à Leh (Ladakh) septembre 2009</dd>
</dl>
</div>
</dt>
<dd> </dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify">(prononcez tcham). Au cours de ce cham sont invoquées les divinités protectrices tantriques. Ce n&#8217;était bien sûr pas à Losar, mais au mois de Septembre dernier que j&#8217;ai assisté à un cham donné au festival de Leh (Ladakh). Quelle magie !</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Ces</strong> danses se déroulent toute la journée, à l&#8217;issue de laquelle, une sculpture géante ou <strong>Goutor</strong> est brûlée en guise d&#8217;exorcisme afin de chasser les mauvais esprits et d&#8217;éliminer les aspects négatifs de l&#8217;année qui s&#8217;achève.</p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Rituel populaire</strong> :</em> le même jour que le rituel monastique, les Tibétains après avoir nettoyé de fond en comble leur maison, prennent une soupe appelée &#8220;<strong>Gouthouk</strong>&#8220;. Elle est composée de boulettes de farine de blé, viande et radis. Certaines boulettes ont à l&#8217;intérieur des objets symboliques comme un petit caillou blanc, de la laine, du charbon&#8230; (comme notre fève dans la galette ?). Ils symbolisent, pour le caillou blanc une pensée pure donc positive (à conserver pour la nouvelle année), pour le bout de laine un caractère lent et doux (la lenteur étant à rejeter mais la douceur à garder pour la nouvelle année), pour le charbon les pensées noires et donc négatives (à rejeter).</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Après</strong> la soupe, la maîtresse de maison distribue à chaque membre une boule de<strong> tsampa</strong> (farine d&#8217;orge grillée). Cette boule est frottée symboliquement sur tout le corps afin qu&#8217;elle prenne les éléments négatifs. Toutes les boules sont ensuite réunies dans un récipient autour d&#8217;une effigie humaine en tsampa. Le récipient est mis à l&#8217;extérieur de la maison avec les restes de la soupe. L&#8217;effigie peut alors faire un grand voyage en emportant les aspects négatifs.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Il</strong> y a parallèlement à ces deux rituels, des festivités institutionnalisées (comme notre messe de Noël).</p>
<p style="text-align: justify"><strong>La</strong> célébration du jour de l&#8217;an est appelée <strong>Lama Losar</strong>. C&#8217;est en ce jour que les grands dignitaires des différentes traditions monastiques viennent présenter leurs vœux au Dalaï-Lama. Après une cérémonie religieuse conduite par le Dalaï-Lama, chaque dignitaire se voit offrir du thé salé au beurre (je ne peux pas m&#8217;y faire !!), du <a href="http://pagesperso-orange.fr/genfi/recettes.html"><strong>drésil</strong></a> (une préparation à base de potentille, de riz et raisins secs), du <strong>tchémar</strong> (mélange de tsampa et beurre) et un repas.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le</strong> deuxième jour est consacré aux affaires temporelles. La cérémonie est la même, mais réservée aux dignitaires laïcs. Ce deuxième jour est appelé <strong>Gyalpo Losar</strong> (nouvel an du Roi).</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le</strong> troisième jour est consacré aux prières aux dieux gardiens du Tibet, et en particulier à la déesse <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Palden_Lhamo" target="_blank"><strong>Palden Lhamo</strong></a>. A l&#8217;issue de la cérémonie, une divination est faite, concernant l&#8217;avenir du Tibet et des Tibétains.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><img class="size-full wp-image-2529" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Palden-Lhamo.jpg" alt="Palden Lhamo" width="69" height="94" /></dt>
<dd>Palden Lhamo </dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong>A</strong> l&#8217;aube du jour de l&#8217;an, tous les membres de chaque famille portent des habits neufs. Réunis dans la pièce principale, la maîtresse de maison présente à chacun ses vœux en offrant tchémar et <strong>changphu</strong> (bière d&#8217;orge et eau), prononçant &#8220;Tashi delek Phunsourn Tsok&#8221; (Bonheur et santé et que toutes les bonnes choses soient réunies pour la nouvelle année). On mange alors le <strong>changkoel</strong> (chang chaud mélangé à de la tsampa et du fromage), thé salé au beurre, <strong>khapsé</strong> (rousserolles ou merveilles tibétaines) et drésil.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><img class="size-full wp-image-2519" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/khapse1.jpg" alt="khapsé ou khabsé" width="100" height="75" /></dt>
<dd>khapsé ou khabsé</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong>Devant</strong> l&#8217;autel de chaque maison sont posées des offrandes : khapsé, fruits, jeunes pousses d&#8217;orge (symbole de bonne récolte et de fertilité), une tête de mouton en tsampa ou en beurre (chance et fortune), tchémar dans un bol en bois (bonne récolte de produits céréaliers et pastoraux), changphu (symbole de la lignée ininterrompue de la famille), briques de thé, sel&#8230;</p>
<p style="text-align: justify"><strong>La</strong> matinée est consacrée aux prières et l&#8217;après-midi aux réjouissances : jouer aux dés tibétains ou <strong>sho</strong></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><strong><strong><img class="size-medium wp-image-2516" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Jeu-de-dés-tibétains2-300x225.jpg" alt="Jeu de sho" width="300" height="225" /></strong></strong></dt>
<dd>Jeu de sho à Chauntra Septembre 2008</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify">chanter, danser, jouer de la musique, boire du chang&#8230;</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le</strong> deuxième jour on va chez les uns et les autres, échanger les vœux en offrant tchémar, changphu et khapsé.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le</strong> matin du troisième jour est consacré à l&#8217;implantation des drapeaux de prières ou <strong>loungta</strong> sur le toit des maisons, et à la fumigation rituelle en brûlant du genévrier.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><img class="size-medium wp-image-2527" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Drapeaux-de-prières1-300x225.jpg" alt="Drapeaux de prières : Résidence du Dalaï-Lama, Norbunlingka Institute et Ladakh" width="300" height="225" /></dt>
<dd>Drapeaux de prières : Résidence du Dalaï-Lama, Norbunlingka Institute et Ladakh 2008 &amp; 2009</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong>Pendant</strong> trois semaines encore, auront lieu d&#8217;autres prières. Voici brossé à grands traits les festivités du Losar.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Ah</strong> oui ! j&#8217;ai oublié dans tout ça de vous dire que nous sommes 61 familles en Touraine à parrainer des Tibétains en Inde. Chaque fois que l&#8217;un de nous part en Inde ou au Népal voir ses propres filleuls, il n&#8217;est pas rare qu&#8217;il ait dans sa valise des cadeaux pour les filleuls des autres parrains. Et c&#8217;est ainsi que, parmi d&#8217;autres filleuls tibétains, depuis 2 ans je retrouve un petit garçon, Karma, de 11 ans et de la taille d&#8217;un enfant de 6 ans (bébé, Karma a souffert de malnutrition dans une famille extrêmement pauvre).</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><img class="size-thumbnail wp-image-2590" src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/02/Karma2-150x150.jpg" alt="Karma septembre 2008" width="150" height="150" /></dt>
<dd>Karma Septembre 2008</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><strong>Mais</strong> quel bonheur de le rencontrer, si souriant, heureux de me voir car il sait alors que sa marraine a pensé à lui&#8230; et lui en retour, comme au mois de Septembre dernier, écrit en anglais et tibétain toute sa reconnaissance à celle qui l&#8217;aide, le soutient et l&#8217;aime.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify">
<dl>
<dt><a href="http://www.tourainemedia.com/files/2010/01/Tashi-delek1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2499 " src="http://www.tourainemedia.com/files/2010/01/Tashi-delek1-300x225.jpg" alt="Tashi delek" width="300" height="225" /></a></dt>
<dd>Tashi delek ! (formule qui  signifie &#8220;bonheur et santé&#8221;  l&#8217;équivalent en plus compassionnel de notre bonjour. Prononcez tachi délé).</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><a href="http://picasaweb.google.com/pikepa37/Cham?authkey=Gv1sRgCPektqv4o7DOtwE#slideshow/54336272230" target="_blank"><span style="color: #ff6600"><em>Pl</em></span><span style="color: #ff6600"><em>us de photos du cham de Leh en Septembre 2009, cliquez ici.</em></span></a></p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Photos personnelles de Jacqueline Paillet.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify">Les sites d&#8217;information sur la situation du Tibet et des Tibétains que vous pouvez consulter :</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.tibet-info.net/www/index.php" target="_blank">http://www.tibet-info.net/www/index.php</a> site du Bureau du Tibet à Paris, l&#8217;un des plus sérieux, mises à jour régulières.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.phayul.com/" target="_blank">http://www.phayul.com/</a> site en anglais des réfugiés tibétains, mises à jour quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.tchrd.org/" target="_blank">http://www.tchrd.org/</a> site du Tibetan Centre for Human Rights and Democracy en anglais, mises à jour régulières.</p>
]]></content:encoded>
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